Arcelormittal Building Solutions France, Contrisson (55800)
Arcelormittal Building Solutions France, entreprise du secteur Métallurgie à Contrisson (55800). Activité NAF 24.33Z, effectif non renseigné. Fiche annuaire.
Lire l'article →La métallurgie constitue le socle amont de l'industrie française : elle produit et transforme la fonte, l'acier et les métaux non ferreux qui alimentent l'automobile, l'aéronautique, le bâtiment, l'emballage, l'énergie et les biens d'équipement.
Regroupée sous la division 24 de la nomenclature NAF, cette activité couvre la sidérurgie (élaboration de la fonte et de l'acier à partir de minerai ou de ferrailles), la fabrication de tubes, tuyaux et profilés creux, la première transformation de l'acier par laminage, étirage et tréfilage, la production des métaux non ferreux tels que l'aluminium, le cuivre, le zinc, le plomb, l'étain et les métaux précieux, ainsi que la fonderie de fonte, d'acier et d'alliages légers. La France conserve de grands sites intégrés à Dunkerque et Fos-sur-Mer, un pôle aluminium en vallée de la Maurienne et un tissu de fonderies et tréfileries réparti sur l'ensemble du territoire, porté par des groupes comme ArcelorMittal, Constellium, Aperam, Aluminium Dunkerque ou Vallourec, mais aussi par de nombreuses PME très spécialisées.
Industrie lourde et fortement capitalistique, la métallurgie se caractérise par des sites de très grande taille, une intensité énergétique élevée et un ancrage territorial puissant, notamment sur les façades maritimes et dans les vallées hydroélectriques. Elle emploie plusieurs dizaines de milliers de salariés aux métiers exigeants, du haut fourneau à la coulée continue.
Ce secteur affronte aujourd'hui un double défi : la décarbonation de ses procédés (réduction directe, four électrique, hydrogène) et le maintien de sa compétitivité face à la concurrence internationale et au coût de l'énergie. Découvrez ci-dessous les entreprises du secteur Métallurgie référencées dans l'annuaire, des grands producteurs d'acier et d'aluminium aux fonderies, tréfileries et affineurs de métaux non ferreux.
Arcelormittal Building Solutions France, entreprise du secteur Métallurgie à Contrisson (55800). Activité NAF 24.33Z, effectif non renseigné. Fiche annuaire.
Lire l'article →La division 24 de la nomenclature d'activités française rassemble les opérations d'élaboration et de première transformation des métaux, c'est-à-dire tout ce qui va du minerai ou de la ferraille jusqu'aux demi-produits (brames, billettes, tôles, barres, fils, tubes) livrés aux industries de transformation. Elle se distingue nettement de la division 25 (fabrication de produits métalliques finis) et de la division 28 (machines) : la métallurgie fournit la matière, les autres la façonnent.
Cette division se structure en cinq grands groupes. La sidérurgie (groupe 24.1) élabore la fonte, l'acier et les ferro-alliages. La fabrication de tubes, tuyaux, profilés creux et accessoires (groupe 24.2) produit des tubes sans soudure et soudés en acier. La première transformation de l'acier (groupe 24.3) regroupe l'étirage à froid, le laminage à froid de feuillards, le profilage et le tréfilage. La production de métaux précieux et d'autres métaux non ferreux (groupe 24.4) couvre l'or, l'argent et le platine, l'aluminium, le plomb, le zinc et l'étain, le cuivre, les autres non ferreux et le traitement du combustible nucléaire. Enfin, la fonderie (groupe 24.5) coule la fonte, l'acier, les métaux légers et les autres métaux non ferreux.
La métallurgie repose sur deux grandes voies : la filière fonte, dite intégrée, qui part du minerai de fer réduit dans un haut fourneau puis affiné en aciérie à l'oxygène, et la filière électrique, qui refond des ferrailles dans un four électrique à arc. Cette seconde voie fait de la métallurgie l'un des piliers de l'économie circulaire : l'acier et l'aluminium sont recyclables à l'infini sans perte de propriétés, et la ferraille constitue une matière première stratégique.
Au-delà de la production, la métallurgie assure aussi la mise en forme des demi-produits par laminage à chaud et à froid, coulée continue, extrusion, tréfilage et revêtement (galvanisation, étamage, laquage). Ces opérations confèrent au métal ses dimensions, son état de surface et ses propriétés mécaniques finales, avant sa livraison aux industries de la division 25, de la construction, de l'automobile ou de l'emballage.
La sidérurgie reste le coeur historique et symbolique de la métallurgie française. La production nationale d'acier avoisine 11 à 12 millions de tonnes par an, ce qui place la France parmi les principaux producteurs européens, derrière l'Allemagne et l'Italie. L'essentiel de cette production provient de quelques grands sites intégrés.
ArcelorMittal, premier sidérurgiste français, exploite le complexe littoral de Dunkerque, le plus grand site sidérurgique de France avec ses hauts fourneaux, ainsi que les sites de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et de Florange (Moselle), spécialisé dans les aciers pour l'automobile et l'emballage. Ces usines produisent des brames, des bobines laminées à chaud et à froid et des tôles revêtues destinées à la carrosserie, à l'électroménager, à la boîte-boisson et à la construction.
Au-delà des produits plats, la France dispose d'un savoir-faire reconnu dans les aciers spéciaux. Aperam produit des aciers inoxydables plats à Isbergues (Pas-de-Calais), tandis qu'Ugitech élabore des inox longs à Ugine (Savoie). Aubert & Duval, aux Ancizes (Puy-de-Dôme), maîtrise les superalliages et aciers à haute performance pour l'aéronautique et l'énergie. Dans les tubes, Vallourec a longtemps incarné l'excellence française du tube sans soudure pour l'énergie, secteur où les profilés creux jouent un rôle clé pour le pétrole, le gaz et la géothermie.
La première transformation de l'acier (groupe 24.3) complète cette chaîne : l'étirage à froid, le laminage à froid de feuillards, le profilage à froid et le tréfilage permettent d'obtenir barres calibrées, fils, feuillards et profilés aux tolérances serrées, indispensables à la boulonnerie, aux ressorts, aux câbles et à la mécanique de précision. Ces demi-produits alimentent directement les fabricants de produits métalliques de la division 25.
La production de métaux non ferreux occupe une place stratégique dans la division 24. L'aluminium est produit par électrolyse à partir d'alumine : Aluminium Dunkerque (groupe Trimet) exploite la plus grande usine d'électrolyse d'Europe, très consommatrice d'électricité. En aval, Constellium transforme l'aluminium en tôles, plaques et profilés à Issoire (Puy-de-Dôme) et Neuf-Brisach (Haut-Rhin), pour l'aéronautique, l'automobile et l'emballage.
La vallée de la Maurienne, en Savoie, historiquement liée à l'hydroélectricité, conserve des activités d'électrométallurgie et d'alliages. Le zinc est affiné par Nyrstar à Auby (Nord), tandis que le cuivre, le plomb et l'étain complètent la palette des non ferreux, essentiels aux câbles électriques, aux batteries et à la galvanisation. Le groupe Eramet apporte enfin une expertise dans le nickel, le manganèse et les alliages, avec une dimension métaux stratégiques de plus en plus recherchée pour les batteries et l'électronique.
La transformation des non ferreux se poursuit chez de nombreux lamineurs, fileurs et tréfileurs qui produisent tôles, profilés, tubes et fils de cuivre ou d'aluminium destinés à l'électrotechnique, au bâtiment et à l'emballage. Cette diversité de métaux et de formats fait de la France un acteur complet de la filière non ferreuse.
La sous-classe 24.41 couvre la production de métaux précieux (or, argent, platine) et l'affinage, activité qui alimente la joaillerie, l'électronique, la catalyse et, de plus en plus, la récupération sur déchets (cartes électroniques, catalyseurs usagés).
La fonderie (groupe 24.5) constitue un maillon indispensable, souvent porté par des PME et ETI. Elle consiste à couler du métal en fusion dans des moules pour obtenir des pièces à géométrie complexe. La fonderie de fonte alimente l'automobile (blocs moteurs, disques de frein, pièces de châssis), la mécanique et le mobilier urbain (regards, plaques, tuyaux). La fonderie d'acier produit des pièces pour l'énergie, le ferroviaire et le levage.
La fonderie de métaux légers (aluminium, magnésium) répond à l'exigence d'allègement des véhicules et alimente l'aéronautique par des procédés de haute technicité : moulage sable, moulage coquille, fonderie sous pression, cire perdue pour les pièces les plus précises. La filière fonderie française, très implantée en Auvergne-Rhône-Alpes, dans le Grand Est et les Hauts-de-France, se distingue par sa capacité à produire des séries courtes et des pièces sur mesure.
La fonderie repose sur une longue chaîne de savoir-faire : conception de l'outillage et des modèles, réalisation des noyaux, fusion en four électrique ou à induction, coulée, décochage, ébarbage, traitement thermique et parachèvement. Les fondeurs travaillent en étroite collaboration avec les bureaux d'études de leurs clients pour optimiser la forme des pièces, réduire les masses et garantir la santé métallurgique (absence de retassures ou de porosités), contrôlée par radiographie et essais mécaniques.
La métallurgie au sens large, telle que représentée par l'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie), rassemble un vaste écosystème industriel de plus de 40 000 entreprises et de l'ordre de 1,5 million de salariés lorsqu'on inclut l'ensemble des branches (produits métalliques, machines, automobile, aéronautique). La division 24 stricto sensu, l'élaboration des métaux, emploie plusieurs dizaines de milliers de salariés en France, concentrés dans des unités souvent très capitalistiques.
Ces sites, à forte intensité énergétique, représentent des investissements considérables et un ancrage territorial fort : un haut fourneau ou une usine d'électrolyse structure l'emploi de tout un bassin, comme à Dunkerque ou Fos-sur-Mer. La métallurgie génère aussi un effet d'entraînement majeur sur la sous-traitance locale (maintenance, logistique, ingénierie), ce qui en fait un pilier de l'emploi industriel dans plusieurs régions.
Les prix des métaux se forment sur des marchés internationaux (London Metal Exchange pour les non ferreux, indices acier), ce qui rend le secteur sensible aux cycles économiques, aux tensions géopolitiques et aux mesures de politique commerciale (droits antidumping, mécanisme d'ajustement carbone aux frontières).
La métallurgie ne vend pratiquement rien au grand public : ses clients sont d'autres industriels. Le premier débouché est l'automobile, grande consommatrice de tôles d'acier, d'aluminium et de pièces de fonderie. L'aéronautique et la défense réclament des aciers spéciaux, des superalliages, du titane et des alliages d'aluminium de haute performance. Le bâtiment et les travaux publics absorbent les aciers de construction, les ronds à béton et les charpentes.
L'emballage (boîte-boisson en aluminium et en acier, conserves) constitue un marché de masse, tout comme l'énergie (tubes pour le nucléaire, l'éolien, l'hydrogène) et les équipements électriques (cuivre pour les câbles, aciers électriques pour les moteurs et transformateurs). La transition énergétique elle-même dope la demande : une éolienne, une ligne électrique ou une batterie mobilisent d'importantes quantités d'acier, de cuivre, d'aluminium et de métaux critiques.
L'implantation de la métallurgie française répond à des logiques historiques et logistiques. Les grands sites sidérurgiques se trouvent sur le littoral, à proximité des ports capables de recevoir minerai et charbon importés : Dunkerque (Nord) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). La Lorraine et le Grand Est conservent un héritage sidérurgique fort autour de Florange et d'une dense tradition industrielle.
L'aluminium et l'électrométallurgie sont liés à l'hydroélectricité alpine (vallée de la Maurienne, Isère, Savoie) et au port de Dunkerque. Les aciers spéciaux et superalliages se concentrent en Auvergne-Rhône-Alpes (Ugine, Les Ancizes) et dans le Pas-de-Calais (Isbergues). La fonderie est plus dispersée, avec des pôles marqués en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bourgogne-Franche-Comté et dans le Grand Est, souvent au plus près des donneurs d'ordres automobiles et mécaniques.
La métallurgie mobilise des métiers pointus, à la croisée de la chimie du métal, de la thermique et de la mécanique. On y trouve des opérateurs de haut fourneau et d'aciérie, des lamineurs, des fondeurs et mouleurs-noyauteurs, des régleurs de lignes de coulée continue, des électrolyseurs, mais aussi de nombreux ingénieurs et techniciens en métallurgie physique, en contrôle qualité (spectrométrie, essais mécaniques, radiographie) et en maintenance d'installations lourdes.
La branche, structurée par l'UIMM et son Observatoire de la métallurgie, investit fortement dans l'apprentissage et la formation continue via ses pôles de formation régionaux. Les enjeux de renouvellement des compétences sont majeurs : de nombreux départs en retraite et la montée en puissance de la digitalisation imposent de former à la fois aux métiers traditionnels de la coulée et de la refonte et aux nouvelles compétences numériques et énergétiques.
La sécurité constitue une préoccupation constante dans un environnement de métal en fusion, de fours à très haute température et de manutentions lourdes. Les entreprises développent une culture forte de la prévention des risques et investissent dans l'automatisation des tâches les plus pénibles ou dangereuses, ce qui améliore à la fois les conditions de travail et l'attractivité des métiers auprès des jeunes générations.
La métallurgie moderne est très instrumentée. Les usines déploient des capteurs, des systèmes de supervision et des jumeaux numériques pour piloter en temps réel les fours, la coulée continue et les lignes de laminage, où la température et la composition chimique doivent être maîtrisées au plus juste. La modélisation métallurgique permet de concevoir des nuances d'acier ou d'alliages sur mesure, avec des propriétés mécaniques ciblées.
Les métaux eux-mêmes évoluent : aciers à très haute résistance pour alléger les voitures, alliages d'aluminium de nouvelle génération, poudres métalliques pour la fabrication additive (impression 3D métal), qui ouvre la voie à des pièces complexes et allégées pour l'aéronautique et le médical. La maîtrise des données de production et de la traçabilité devient un avantage compétitif, notamment pour certifier l'origine et l'empreinte carbone du métal.
La maintenance prédictive, appuyée sur l'analyse des vibrations, des températures et des consommations, prolonge la disponibilité d'installations dont l'arrêt coûte très cher. Les outils de vision industrielle et d'intelligence artificielle détectent les défauts de surface sur les tôles et fils à grande vitesse, tandis que les systèmes de gestion de l'énergie optimisent en continu la consommation des fours, premier poste de coût du secteur.
La métallurgie est l'un des secteurs les plus émetteurs de CO2 de l'industrie, principalement à cause de la réduction du minerai de fer au charbon dans les hauts fourneaux et de l'intensité énergétique de l'électrolyse. Sa décarbonation est donc un enjeu national et européen de premier plan.
Plusieurs leviers sont engagés. La réduction directe du minerai (procédé DRI), d'abord au gaz naturel puis à l'hydrogène vert, doit remplacer progressivement le haut fourneau : ArcelorMittal a annoncé des projets de ce type sur le littoral français. Le développement du four électrique à arc alimenté par de la ferraille et de l'électricité décarbonée réduit fortement les émissions. Pour l'aluminium, l'enjeu est l'accès à une électricité bas carbone compétitive et l'augmentation du recyclage. À cela s'ajoutent la récupération de chaleur fatale, l'électrification des fours et le captage du carbone.
Le recyclage est au coeur de la stratégie du secteur : acier et aluminium se refondent indéfiniment, ce qui économise minerai, énergie et émissions. La montée en puissance de la filière ferraille et des déchets métalliques renforce l'ancrage circulaire de la métallurgie et sa contribution à la souveraineté sur les matières premières. La récupération des métaux non ferreux et des métaux critiques (cuivre, aluminium, nickel, métaux précieux) devient un enjeu géostratégique à mesure que la transition énergétique en accroît la demande.
Le secteur affronte plusieurs défis simultanés : le coût de l'énergie, déterminant pour des sites électro-intensifs comme les électrolyses d'aluminium et les fours électriques ; la concurrence internationale, notamment asiatique, et les surcapacités mondiales d'acier ; le financement de la décarbonation, qui suppose des investissements massifs et un cadre réglementaire stable (marché carbone, mécanisme d'ajustement aux frontières). S'y ajoutent la sécurisation de l'approvisionnement en matières premières et en métaux critiques, et l'attractivité des métiers.
Malgré ces contraintes, la métallurgie française conserve des atouts solides : une électricité en partie décarbonée, une expertise reconnue en aciers spéciaux, superalliages et alliages d'aluminium, une position littorale logistique, et une demande soutenue par la transition énergétique et la relocalisation industrielle.
Les pouvoirs publics, à travers les plans de soutien à l'industrie et à la décarbonation, accompagnent la modernisation des grands sites et l'émergence de nouvelles capacités (batteries, hydrogène, recyclage). La réussite de cette transformation conditionnera la place de la métallurgie française dans les chaînes de valeur européennes des prochaines décennies, alors que l'acier, l'aluminium et les métaux critiques restent au coeur de la souveraineté industrielle et de la réindustrialisation.
Les entreprises référencées dans la catégorie Métallurgie couvrent l'ensemble de la division 24 : sidérurgistes, producteurs de tubes et profilés, tréfileries et lamineurs à froid, affineurs et transformateurs de métaux non ferreux (aluminium, cuivre, zinc, métaux précieux) et fonderies de tous types. Pour affiner votre recherche, identifiez d'abord le métal (acier, inox, aluminium, cuivre) et le procédé (laminage, tréfilage, coulée, moulage) qui correspondent à votre besoin.
Chaque fiche vous permet de contacter directement le producteur ou le transformateur, de vérifier ses spécialités et sa zone d'implantation, et de comparer les acteurs. Que vous cherchiez un fournisseur de demi-produits métalliques, un partenaire de fonderie pour des pièces sur mesure ou un affineur de métaux, parcourez les entreprises ci-dessus pour trouver le savoir-faire adapté à votre projet industriel.
L'annuaire réunit aussi bien de grands groupes intégrés que des PME et ETI spécialisées, capables de répondre à des besoins de niche : nuances d'acier particulières, alliages sur cahier des charges, petites séries de pièces coulées ou fournitures de fils et profilés calibrés. En comparant les acteurs par métal, procédé et région, vous identifierez plus rapidement le partenaire le mieux positionné pour vos volumes, vos délais et vos exigences de qualité.