Les entreprises industrielles de Mayotte référencées

Retrouvez ci-dessous les entreprises industrielles de Mayotte présentes dans l'annuaire. Chaque fiche détaille l'identité de l'entreprise, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE. L'annuaire s'enrichit progressivement : si votre entreprise n'y figure pas encore, vous pouvez demander son référencement.

PréfectureMamoudzou
Sous-préfecturesArrondissement unique de Mamoudzou ; Dzaoudzi, ancienne capitale (Petite-Terre)
RégionMayotte
Départements limitrophesAucun (archipel de l'océan Indien, dans le canal du Mozambique)
Filières industrielles fortesBâtiment et matériaux, agroalimentaire et boissons, activités portuaires et logistique, pêche et aquaculture, ylang-ylang et vanille, énergie et eau

Cent unième département français depuis 2011, Mayotte est un archipel de l'océan Indien niché dans le canal du Mozambique, ceinturé par l'un des plus grands lagons du monde. Son économie, la plus jeune de France, repose sur le bâtiment, l'agroalimentaire, les activités portuaires de Longoni, la pêche et une agriculture de rente héritée du parfum et de la vanille. Entre Grande-Terre et Petite-Terre, autour de la préfecture Mamoudzou, un tissu de petites entreprises industrielles se construit, confronté à la reconstruction du territoire et à des défis structurels de main-d'oeuvre, d'eau et d'énergie.

Mamoudzou et la zone d'activités de Kawéni

Chef-lieu et poumon économique de l'archipel, Mamoudzou concentre l'essentiel de l'activité industrielle et commerciale de Mayotte. Au nord de la ville, la vaste zone de Kawéni constitue la première zone d'activités du département : entrepôts, grande distribution, ateliers, imprimeries, garages et petites unités de production s'y côtoient. C'est là que se joue l'essentiel de l'importation, du stockage et de la transformation des biens consommés sur l'île.

Cette concentration reflète la structure d'une économie insulaire très dépendante des importations, où l'industrie se déploie surtout dans la logistique, le conditionnement et la transformation de dernière étape. Autour de Mamoudzou et de sa périphérie se développent des activités de métallerie, de menuiserie aluminium, de fabrication d'éléments pour le bâtiment et de maintenance, qui répondent à la forte demande d'une population en croissance rapide et à un territoire en pleine urbanisation.

Le port de Longoni, porte d'entrée de l'archipel

Situé dans la commune de Koungou, au nord de Grande-Terre, le port de Longoni est l'unique port de commerce de Mayotte et le point de passage obligé de presque toutes les marchandises. Doté d'un terminal à conteneurs en eau profonde, il reçoit produits manufacturés, matériaux de construction, hydrocarbures et denrées alimentaires, et assure les rares exportations de l'archipel. Autour de la plateforme portuaire se sont implantés dépôts, entrepôts logistiques et unités de conditionnement.

Longoni est un maillon vital d'une économie insulaire coupée du continent : la fiabilité de ses opérations conditionne l'approvisionnement, les prix et l'activité du bâtiment. Le port accueille aussi des installations de stockage de carburants et de matières premières, indispensables à la production d'électricité et aux chantiers. Son développement, sa modernisation et sa gouvernance figurent parmi les enjeux économiques majeurs du département, tant l'industrie et le commerce mahorais dépendent de cette infrastructure unique.

Agroalimentaire, boulangerie et boissons

L'agroalimentaire forme le coeur de l'industrie manufacturière mahoraise. Face à une demande croissante, les boulangeries industrielles et artisanales, les unités de fabrication de pain, de viennoiseries et de produits frais se sont multipliées à Mamoudzou et dans les principaux villages. La production locale de pain, de plats préparés et de produits transformés répond au quotidien d'une population nombreuse et jeune, dans un contexte de forte dépendance aux importations.

La filière des boissons occupe également une place notable : embouteillage d'eau, fabrication de boissons rafraîchissantes et conditionnement alimentaire limitent le recours aux produits importés, coûteux à acheminer. La transformation des productions agricoles locales, fruits tropicaux, épices et produits de la mer, complète ce tissu. Ces industries de proximité, souvent des petites et moyennes entreprises, constituent le socle d'une production insulaire cherchant à gagner en autonomie alimentaire.

Bâtiment, matériaux et extraction

Portée par la croissance démographique, l'urbanisation et les besoins en équipements publics, la filière du bâtiment et des travaux publics est l'un des premiers employeurs industriels de Mayotte. Elle entraîne dans son sillage la production de béton, de préfabrication et de matériaux de construction, ainsi que l'extraction de granulats et de matériaux nécessaires aux chantiers. Centrales à béton, négoces de matériaux et entreprises de terrassement structurent cette économie de la construction.

La demande en logements, en écoles, en routes et en réseaux soutient durablement l'activité, mais se heurte à la rareté du foncier, aux contraintes environnementales du lagon et à la nécessité d'importer une partie des matériaux. La maîtrise locale de la production de granulats, de béton et d'éléments préfabriqués constitue donc un enjeu stratégique pour réduire les coûts et sécuriser l'approvisionnement des chantiers, dans un territoire où tout ou presque doit être bâti.

Ylang-ylang, vanille et parfum

Mayotte doit sa réputation agricole à une culture de rente prestigieuse : l'ylang-ylang. Les fleurs de cet arbre, distillées sur place, produisent une huile essentielle très recherchée par la parfumerie de luxe, dont l'archipel fut longtemps l'un des grands fournisseurs mondiaux. La distillation traditionnelle, dans des alambics répartis dans les villages, perpétue un savoir-faire artisanal et industriel caractéristique du territoire.

La vanille Bourbon, le café, la cannelle, le poivre et le girofle complètent cette agriculture d'épices héritée de l'histoire coloniale. Ces productions, transformées et conditionnées localement, alimentent des filières de niche à forte valeur ajoutée, tournées vers la parfumerie, l'aromatique et les produits du terroir. Elles constituent, avec la pêche, l'une des rares activités exportatrices de l'île et un marqueur identitaire fort de l'économie mahoraise, aujourd'hui soutenue par des démarches de qualité et de valorisation.

Pêche, aquaculture et lagon

Le lagon de Mayotte, l'un des plus vastes et des plus riches du monde, est le support d'une filière pêche et aquaculture en développement. La pêche artisanale et côtière approvisionne les marchés locaux, tandis que l'aquaculture marine, notamment l'élevage d'ombrine tropicale en cages dans le lagon, a fait de l'archipel un site pionnier de la pisciculture marine française en milieu tropical.

La transformation des produits de la mer, le mareyage, le conditionnement et la chaîne du froid accompagnent cette activité, essentielle à la sécurité alimentaire du territoire. Le lagon impose toutefois des exigences environnementales strictes, car sa préservation conditionne à la fois la pêche, l'aquaculture et le tourisme. L'économie bleue représente ainsi pour Mayotte un gisement d'emplois et de valeur, à condition de concilier production, respect des récifs coralliens et gestion durable des ressources halieutiques.

Petite-Terre, Dzaoudzi-Pamandzi et l'aéroport

Séparée de Grande-Terre par un bras de lagon, Petite-Terre regroupe les communes de Dzaoudzi, ancienne capitale, et de Pamandzi. C'est là que se trouve l'aéroport de Mayotte, unique porte aérienne du territoire, autour duquel gravitent logistique du fret, avitaillement, stockage de carburant et services aéroportuaires. Cette plateforme est vitale pour un archipel dépendant des liaisons aériennes vers La Réunion et la métropole.

Petite-Terre accueille également des installations énergétiques et de dessalement, ainsi que des activités liées au transit des passagers et des marchandises. La liaison maritime entre Dzaoudzi et Mamoudzou, assurée par des barges, constitue un axe logistique quotidien majeur. Ce pôle, à la fois administratif, aéroportuaire et technique, complète l'organisation économique bipolaire de Mayotte, partagée entre le centre urbain de Mamoudzou et la façade aéroportuaire de Petite-Terre.

Énergie, eau et réseaux

L'électricité de l'archipel est produite par des centrales thermiques, notamment à Longoni et aux Badamiers sur Petite-Terre, complétées par un développement du solaire photovoltaïque adapté à l'ensoleillement tropical. La production, la distribution et la maintenance des réseaux constituent une industrie de service essentielle à un territoire où la croissance de la demande est très soutenue.

L'eau représente un défi structurel : l'archipel a connu de graves épisodes de pénurie, qui ont accéléré le recours au dessalement de l'eau de mer et à la sécurisation des ressources. Usines de dessalement, retenues collinaires, traitement et distribution mobilisent des équipements industriels stratégiques. La gestion de l'eau et de l'énergie, dans un contexte insulaire et climatique exigeant, figure au premier rang des priorités du développement mahorais et conditionne l'implantation de nouvelles activités productives.

Une industrie jeune, entre reconstruction et développement

Territoire le plus jeune et l'un des plus densément peuplés de France, Mayotte connaît une croissance démographique exceptionnelle qui alimente la demande de logements, d'équipements et de biens de consommation. Son économie, marquée par un chômage élevé et une importante activité informelle, se structure progressivement autour de petites entreprises industrielles, de l'artisanat de production et des filières agroalimentaires et du bâtiment. L'enjeu de la formation et de la qualification des jeunes est central pour bâtir un appareil productif local.

Le passage du cyclone Chido, en décembre 2024, a durement frappé l'archipel et fait de la reconstruction une priorité absolue, moteur d'une intense activité du bâtiment, des matériaux et des travaux publics pour les années à venir. Reconstruire les logements, les réseaux et les équipements tout en développant l'autonomie alimentaire et énergétique dessine les perspectives d'une industrie mahoraise émergente, appelée à conjuguer résilience, transition écologique et valorisation des atouts uniques du lagon et des terroirs de l'océan Indien.

Grande-Terre, villages et bassins d'activité

Au-delà de Mamoudzou, Grande-Terre répartit son activité productive dans un chapelet de villages et de communes. Au nord, Koungou accueille le port de Longoni et sa zone logistique, tandis que Dembéni, au sud du chef-lieu, se distingue par la présence du centre universitaire et par des zones d'activités appelées à se développer. Chirongui, Bandrélé, Tsingoni et Sada conjuguent agriculture, petites unités de transformation et artisanat de production tourné vers les besoins locaux.

Cette dispersion de l'activité reflète une géographie de villages et un relief accidenté, où les zones d'activités structurées restent rares et concentrées autour de Mamoudzou et du port. Le développement d'un foncier économique aménagé, la desserte routière et l'accès aux réseaux constituent des leviers essentiels pour permettre à l'industrie mahoraise de sortir du seul cadre urbain et d'irriguer l'ensemble de Grande-Terre, dans un souci d'équilibre territorial et de création d'emplois de proximité.

Artisanat de production et savoir-faire mahorais

À côté des filières structurées, l'économie de Mayotte s'appuie sur un dense artisanat de production qui prolonge des savoir-faire traditionnels. La poterie, la vannerie, le travail du bois et la confection perpétuent des techniques héritées de la culture mahoraise, tandis que la transformation domestique et semi-industrielle des fruits tropicaux, des épices et des produits de la pêche alimente les marchés locaux en confitures, achards, condiments et préparations.

Cet artisanat, souvent porté par de très petites entreprises et par un secteur informel important, constitue un vivier d'activité et un socle culturel. Sa structuration, sa formalisation et sa montée en gamme représentent un enjeu de développement : en professionnalisant ces savoir-faire et en les reliant aux filières agroalimentaires, du parfum et du tourisme, Mayotte peut renforcer une industrie légère créatrice d'emplois et ancrée dans l'identité de l'archipel.

Logistique insulaire et substitution aux importations

L'éloignement de l'archipel, à plusieurs milliers de kilomètres de la métropole, fait de la logistique un facteur déterminant de l'industrie mahoraise. Tout ou presque transite par le port de Longoni ou par l'aéroport, ce qui renchérit le coût des intrants, des équipements et des biens de consommation. Cette dépendance aux importations nourrit une vie chère qui pèse sur les ménages comme sur les entreprises, et rend stratégique le développement d'une production locale.

Face à ce constat, la substitution aux importations devient un axe majeur du développement économique : produire sur place le pain, l'eau conditionnée, le béton, les préparations alimentaires et les éléments du bâtiment permet de réduire les coûts, de sécuriser l'approvisionnement et de créer de l'emploi. Chaque unité de transformation implantée à Mayotte allège la facture logistique et renforce l'autonomie du territoire. Cette dynamique, encouragée par les dispositifs de soutien à l'investissement outre-mer, dessine la trajectoire d'une industrie insulaire encore émergente mais porteuse d'un fort potentiel de croissance.

Repères sur l'industrie de Mayotte

Située en région Mayotte, l'industrie de Mayotte s'organise autour de sa préfecture, Mamoudzou, et de ses sous-préfectures (Arrondissement unique de Mamoudzou ; Dzaoudzi, ancienne capitale (Petite-Terre)), au contact des territoires voisins (Aucun (archipel de l'océan Indien, dans le canal du Mozambique)). Ce positionnement façonne ses bassins d'emploi, ses réseaux de sous-traitance et ses flux logistiques, et explique la répartition de ses sites de production sur l'ensemble du territoire.

Questions fréquentes

Quelles sont les principales filières industrielles de Mayotte ? Le tissu productif local est notamment porté par : Bâtiment et matériaux, agroalimentaire et boissons, activités portuaires et logistique, pêche et aquaculture, ylang-ylang et vanille, énergie et eau. Où consulter les entreprises du territoire ? La liste des entreprises industrielles de Mayotte référencées dans l'annuaire figure en haut de cette page ; chaque fiche précise l'identité de la société, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE (base SIRENE). Vous dirigez une entreprise industrielle de Mayotte qui n'apparaît pas encore ? Vous pouvez demander son référencement afin de gagner en visibilité auprès des acheteurs, des donneurs d'ordre, des partenaires et des candidats à l'embauche du territoire.