Les entreprises industrielles du Val-de-Marne référencées
Retrouvez ci-dessous les entreprises industrielles du Val-de-Marne présentes dans l'annuaire. Chaque fiche détaille l'identité de l'entreprise, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE. L'annuaire s'enrichit progressivement : si votre entreprise n'y figure pas encore, vous pouvez demander son référencement.
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| Préfecture | Créteil |
|---|---|
| Sous-préfectures | L'Haÿ-les-Roses, Nogent-sur-Marne |
| Région | Île-de-France |
| Départements limitrophes | Paris, Hauts-de-Seine, Essonne, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis |
| Filières industrielles fortes | Santé et pharmacie, agroalimentaire et logistique du frais, logistique fluviale et aéroportuaire, matériaux et BTP, industries graphiques |
Aux portes de Paris, entre Seine et Marne, le Val-de-Marne combine un pôle de la santé et de la pharmacie de rang mondial, le plus grand marché de produits frais de la planète à Rungis, et un puissant réseau logistique fluvial et aéroportuaire. Vitry-sur-Seine accueille de grands sites industriels, Villejuif s'affirme comme un cluster biomédical, et le port de Bonneuil structure la logistique régionale. Ce département d'Île-de-France, longtemps industriel, conjugue reconversion urbaine et industries de pointe.
Santé et pharmacie, un pôle de premier plan
Le Val-de-Marne est l'un des grands territoires français de la santé. À Vitry-sur-Seine, Sanofi exploite un vaste site industriel dédié à la chimie pharmaceutique et à la production de principes actifs, y compris des activités de biotechnologies, employant plusieurs milliers de personnes. Ce site figure parmi les plus importants du groupe en France et illustre l'ancrage de l'industrie du médicament dans le département.
À Villejuif, l'Institut Gustave Roussy, premier centre européen de lutte contre le cancer, structure autour de lui un cluster de recherche biomédicale, le Campus Grand Parc, appelé à accueillir laboratoires, biotech et entreprises de santé. Cette concentration de recherche, d'hôpitaux universitaires (CHU Henri Mondor à Créteil) et d'industriels fait du Val-de-Marne un maillon clé de la filière biopharmaceutique francilienne.
Rungis, le plus grand marché de produits frais du monde
À cheval sur Rungis et Chevilly-Larue, le Marché d'Intérêt National de Rungis est la plus grande plateforme de produits frais au monde. Fruits, légumes, viandes, produits de la mer, produits laitiers et fleurs y transitent en quantités considérables, approvisionnant l'Île-de-France et bien au-delà. Autour du marché gravitent des milliers d'entreprises de logistique du frais, de transformation agroalimentaire, de conditionnement, de découpe et de transport frigorifique.
Ce pôle génère un écosystème industriel considérable : ateliers de préparation, mareyage, salaisons, plateformes du froid et industries de l'emballage. Rungis constitue à lui seul l'un des premiers bassins d'emploi du département et un maillon stratégique de la chaîne alimentaire nationale.
Logistique fluviale et aéroportuaire
Le Val-de-Marne bénéficie d'un exceptionnel réseau logistique. Le port de Bonneuil-sur-Marne, principal port fluvial d'Île-de-France, traite matériaux de construction, conteneurs, déchets et marchandises diverses, connectant le département au réseau de la Seine et aux ports maritimes. Les ports d'Ivry, de Vitry et de Choisy-le-Roi complètent ce dispositif fluvial exploité par HAROPA Ports de Paris.
Au sud, l'aéroport de Paris-Orly, en partie situé dans le département, constitue une immense zone d'activité : maintenance aéronautique avec Air France Industries, logistique, fret et services. Cette plateforme, doublée des parcs d'activités de Thiais, Orly et Chevilly-Larue, fait du sud du Val-de-Marne un carrefour économique majeur, où se croisent industrie, transport et services aux entreprises.
Matériaux, BTP et industries le long de la Seine
Les berges de la Seine, à Vitry-sur-Seine, Ivry-sur-Seine, Choisy-le-Roi et Alfortville, concentrent depuis plus d'un siècle les industries lourdes de l'agglomération parisienne. On y trouve des centrales à béton, des unités de production de granulats et de matériaux, alimentées par la voie d'eau, ainsi que des sites de traitement des déchets et de valorisation énergétique (usine du Syctom à Ivry-Paris XIII à la limite du département).
La production de béton et de matériaux de construction, indispensable aux grands chantiers du Grand Paris, reste une activité industrielle structurante, portée par des acteurs nationaux implantés le long du fleuve. L'usine de production d'eau potable de Choisy-le-Roi, l'une des plus importantes d'Île-de-France, illustre par ailleurs le poids des industries de l'environnement et de l'eau.
Un héritage industriel en pleine reconversion
La banlieue sud-est de Paris a été un berceau de l'industrie française : métallurgie, chimie, imprimerie et énergie ont façonné des villes comme Ivry, Vitry, Choisy ou Alfortville. Les industries graphiques et l'imprimerie y conservent une présence notable. La désindustrialisation a libéré de vastes fonciers, aujourd'hui reconvertis en quartiers mixtes, en incubateurs et en sites d'activités tertiaires et technologiques.
Cette mutation, accélérée par le Grand Paris Express et par l'arrivée de nouvelles lignes de métro, redessine la carte économique du département. Les anciennes friches accueillent désormais des activités de santé, de logistique urbaine, de recherche et d'industrie créative, tout en maintenant un socle d'industries productives compatibles avec la ville dense.
Créteil, Marne et tissu économique
Autour de Créteil, préfecture et grande ville hospitalière et universitaire, comme le long de la Marne qui rejoint la Seine à Alfortville et Charenton, se déploie un tissu d'entreprises de services, de santé et de PME industrielles. Maisons-Alfort accueille l'École nationale vétérinaire et l'ANSES, illustrant le poids des activités de recherche et de sécurité sanitaire.
Le département compte de nombreuses PME de mécanique, d'électronique, de plasturgie et de sous-traitance, souvent tournées vers les donneurs d'ordre franciliens. Cette économie diversifiée, adossée à un bassin de main-d'œuvre nombreux et qualifié, confère au Val-de-Marne une réelle résilience.
Géographie, emploi et formation
Densément peuplé et parfaitement connecté, le Val-de-Marne bénéficie d'un réseau autoroutier (A4, A6, A86), ferroviaire et fluvial dense, ainsi que de la proximité immédiate de Paris et d'Orly. L'emploi industriel, moins massif qu'autrefois, se concentre désormais sur les activités à forte valeur ajoutée : santé, agroalimentaire, logistique et environnement.
La formation s'appuie sur l'Université Paris-Est Créteil et sur de nombreuses écoles et lycées techniques, qui alimentent les entreprises en compétences dans la santé, la logistique et l'ingénierie. Cette richesse en ressources humaines constitue un atout majeur pour l'attractivité économique du département.
Enjeux d'avenir
Le Val-de-Marne conjugue développement de la filière santé autour de Villejuif et de Vitry, modernisation de la logistique du frais à Rungis, et transformation urbaine portée par le Grand Paris. La logistique fluviale décarbonée, la valorisation des déchets, l'industrie de l'eau et la relocalisation d'activités productives compatibles avec la ville dense dessinent l'avenir d'un territoire où l'industrie se réinvente aux portes de la capitale.
Bonneuil-sur-Marne, première zone industrielle du département
Au confluent de la Marne et des grands axes routiers, Bonneuil-sur-Marne abrite la plus vaste zone industrielle du Val-de-Marne, organisée autour de son port fluvial. Plusieurs centaines d'établissements y sont implantés, dans les matériaux de construction, la logistique, le recyclage, la métallurgie légère et le négoce. La voie d'eau permet d'acheminer sables, graviers et granulats vers les centrales à béton, tout en évacuant déblais et déchets de chantier, dans une logique de report modal utile aux chantiers du Grand Paris.
Cette plateforme illustre le modèle de la logistique urbaine décarbonée que le département cherche à développer : rapprocher les activités productives et de distribution du coeur de l'agglomération, tout en s'appuyant sur le fleuve et le rail plutôt que sur la seule route. Les entreprises de traitement des déchets du bâtiment, de valorisation des terres et de recyclage des matériaux y trouvent un foncier adapté et une desserte multimodale rare en zone dense.
La boucle de la Marne, de Champigny à Saint-Maur
À l'est, la boucle de la Marne dessine un chapelet de communes, Champigny-sur-Marne, Saint-Maur-des-Fossés, Chennevières-sur-Marne, Bry-sur-Marne et Nogent-sur-Marne, longtemps réputées pour leurs guinguettes et aujourd'hui tissu de PME. Champigny concentre des ateliers de mécanique, de tôlerie, de plasturgie et d'imprimerie, héritiers d'un passé ouvrier marqué. Les zones d'activités de la boucle accueillent sous-traitance industrielle, artisanat de production et petites unités agroalimentaires, adossées à un dense bassin de main-d'oeuvre.
Ce secteur, moins connu que les grands sites de la Seine, forme un réservoir de savoir-faire de proximité. Les entreprises y travaillent souvent pour les donneurs d'ordre franciliens de la construction, de l'événementiel et des services techniques, dans une économie de la réactivité que la desserte routière et la proximité de Paris rendent particulièrement efficace.
Bry-sur-Marne, pôle de l'image et de l'audiovisuel
Bry-sur-Marne occupe une place singulière dans le paysage industriel francilien : la commune accueille l'Institut national de l'audiovisuel et de vastes studios de tournage et de post-production, faisant de la boucle de la Marne un pôle des industries de l'image. Numérisation et conservation des archives audiovisuelles, effets spéciaux, montage et fabrication de contenus y emploient des techniciens hautement qualifiés.
Cette filière créative et technologique prolonge une tradition parisienne du cinéma et de la télévision, tout en s'inscrivant dans l'économie contemporaine de la donnée et du numérique. Elle illustre la diversité d'un département où l'industrie ne se limite pas aux usines lourdes de la Seine, mais englobe aussi la production de contenus, l'électronique et les services techniques à forte valeur ajoutée.
La vallée de la Bièvre, de Gentilly à L'Haÿ-les-Roses
À l'ouest, la vallée de la Bièvre traverse Gentilly, Arcueil, Cachan, Le Kremlin-Bicêtre et L'Haÿ-les-Roses. Cette rivière, longtemps souillée par les tanneries et les teintureries qui firent la richesse du sud parisien, a laissé place à une économie de sièges sociaux et de laboratoires. Gentilly accueille un grand site du groupe Sanofi, prolongeant l'ancrage pharmaceutique départemental, tandis que les parcs d'affaires d'Arcueil et de Cachan hébergent ingénierie, recherche et services techniques.
Ce sous-ensemble, très intégré à Paris, conjugue mémoire industrielle et fonctions de commandement. La proximité des hôpitaux (Bicêtre), des laboratoires et des universités entretient un écosystème favorable à la santé, à la chimie fine et aux biotechnologies, dans le sillage du grand pôle de Villejuif tout proche.
Charenton, Saint-Maurice et les sièges de l'optique
Au nord, à la porte de Paris, Charenton-le-Pont accueille de grands sièges sociaux, dont celui du géant de l'optique ophtalmique né de la fusion d'Essilor, symbole d'une filière française leader mondial des verres correcteurs. La commune voisine de Saint-Maurice conserve la mémoire des studios de cinéma qui firent sa réputation, tandis que le front de Seine mêle bureaux, laboratoires et activités techniques.
Ces fonctions de siège, adossées à la recherche et à la conception, complètent l'appareil productif départemental. Elles rappellent que l'industrie du Val-de-Marne se joue autant dans les usines de Vitry ou de Bonneuil que dans les centres de décision, de design et d'ingénierie implantés aux portes de la capitale.
Villeneuve-Saint-Georges, Valenton et les industries du rail et de l'eau
Au sud-est, Villeneuve-Saint-Georges et Valenton forment un noeud ferroviaire et environnemental de premier plan. La vaste gare de triage de Villeneuve, l'une des plus importantes d'Île-de-France, structure des activités de maintenance, de logistique et de fret, héritières du grand chemin de fer parisien. Ce corridor concentre dépôts, ateliers et plateformes qui font vivre un bassin d'emplois techniques.
À Valenton, la station d'épuration Seine amont, gérée par le service public de l'assainissement francilien, compte parmi les plus grandes installations de traitement des eaux de la région. Avec l'usine d'eau potable de Choisy-le-Roi, elle place les industries de l'eau et de l'environnement au coeur de l'économie du sud du Val-de-Marne, secteur stratégique pour une agglomération dense et exposée aux enjeux de qualité des milieux.
Orly, Thiais et le sud logistique
Autour de la plateforme de Paris-Orly, les communes de Thiais, Chevilly-Larue, Orly et Rungis composent l'un des plus puissants pôles logistiques d'Île-de-France. La zone du Sénia, à Thiais, et les parcs d'activités attenants regroupent entrepôts, plateformes de distribution, messagerie et industries légères, en cours de mutation vers des quartiers mixtes desservis par le tramway et le métro.
La conjonction de l'aéroport, du marché de Rungis et des grands axes autoroutiers fait de ce secteur un carrefour du fret, de la logistique du frais et de la maintenance aéronautique. Les activités de conditionnement, de découpe, de transport frigorifique et de services aux industriels y prospèrent, confirmant la vocation du sud du département comme porte d'entrée logistique de la métropole.
Repères sur l'industrie du Val-de-Marne
Située en région Île-de-France, l'industrie du Val-de-Marne s'organise autour de sa préfecture, Créteil, et de ses sous-préfectures (L'Haÿ-les-Roses, Nogent-sur-Marne), au contact des territoires voisins (Paris, Hauts-de-Seine, Essonne, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis). Ce positionnement façonne ses bassins d'emploi, ses réseaux de sous-traitance et ses flux logistiques, et explique la répartition de ses sites de production sur l'ensemble du territoire.
Questions fréquentes
Quelles sont les principales filières industrielles du Val-de-Marne ? Le tissu productif local est notamment porté par : Santé et pharmacie, agroalimentaire et logistique du frais, logistique fluviale et aéroportuaire, matériaux et BTP, industries graphiques. Où consulter les entreprises du territoire ? La liste des entreprises industrielles du Val-de-Marne référencées dans l'annuaire figure en haut de cette page ; chaque fiche précise l'identité de la société, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE (base SIRENE). Vous dirigez une entreprise industrielle du Val-de-Marne qui n'apparaît pas encore ? Vous pouvez demander son référencement afin de gagner en visibilité auprès des acheteurs, des donneurs d'ordre, des partenaires et des candidats à l'embauche du territoire.