Les entreprises industrielles de Tarn-et-Garonne référencées

Retrouvez ci-dessous les entreprises industrielles de Tarn-et-Garonne présentes dans l'annuaire. Chaque fiche détaille l'identité de l'entreprise, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE. L'annuaire s'enrichit progressivement : si votre entreprise n'y figure pas encore, vous pouvez demander son référencement.

PréfectureMontauban
Sous-préfecturesCastelsarrasin
RégionOccitanie
Départements limitrophesLot, Aveyron, Tarn, Haute-Garonne, Gers, Lot-et-Garonne
Filières industrielles fortesAgroalimentaire et fruits, aéronautique, mécanique et métallurgie, matériaux et granulats, énergie, terre cuite

Au confluent du Tarn et de la Garonne, aux portes de Toulouse, le Tarn-et-Garonne marie une agriculture fruitière d'exception à une industrie diversifiée. En Occitanie, ce département de vergers et de plaines alluviales a bâti son économie sur l'agroalimentaire et l'arboriculture, sur la sous-traitance aéronautique liée à la métropole toulousaine, sur la mécanique, les granulats et l'énergie de la centrale de Golfech. De Montauban à Castelsarrasin, de Moissac à Valence d'Agen, se déploie un tissu de PME ancrées dans leurs terroirs.

L'agroalimentaire et le royaume des fruits

Le Tarn-et-Garonne est l'un des premiers vergers de France, ce qui fait de l'agroalimentaire et de l'arboriculture le coeur de son économie. Les plaines fertiles du Tarn, de la Garonne et de l'Aveyron produisent pommes, prunes, notamment la reine-claude, cerises, kiwis et le fameux chasselas de Moissac, raisin de table sous appellation d'origine protégée. Le melon du Quercy et de nombreux légumes complètent cette production maraîchère et fruitière de renom.

Cette richesse agricole alimente une industrie de la transformation : conserveries, ateliers de conditionnement, stations fruitières, fabrication de jus, de confitures et de plats préparés. La charcuterie et les salaisons, avec des maisons implantées autour de Montauban, prolongent cette tradition alimentaire. Coopératives et négociants structurent les filières fruitières, tandis que la logistique du frais et le conditionnement mobilisent de nombreux emplois dans les zones d'activités du département.

Moissac et la filière fruitière

Moissac, célèbre pour son abbatiale et son chasselas, incarne cette vocation fruitière. La ville et sa région concentrent stations de conditionnement, coopératives et entreprises de commercialisation des fruits, qui approvisionnent la grande distribution et l'export. Le savoir-faire de la culture en terrasses et de la sélection des fruits, transmis de génération en génération, confère à ce terroir une réputation nationale dans les productions de qualité.

Montauban et la sous-traitance aéronautique

Montauban, préfecture bâtie de brique rose au bord du Tarn, constitue le premier bassin industriel du département. Sa proximité avec Toulouse, capitale européenne de l'aéronautique, a favorisé l'implantation d'un tissu de sous-traitants spécialisés dans l'usinage de précision, la mécanique, la tôlerie et le traitement de surface pour les grands donneurs d'ordres de l'aviation civile et des systèmes spatiaux.

Ces entreprises de mécanique et de métallurgie, souvent des PME et ETI, fabriquent des pièces et sous-ensembles pour les avionneurs et motoristes de la région toulousaine. Autour de cette activité gravitent des métiers de la fonderie, de la chaudronnerie, de la mécano-soudure et de l'outillage. Montauban bénéficie ainsi du dynamisme de l'aérospatiale occitane tout en conservant une industrie diversifiée, tournée aussi vers l'agroéquipement et la fabrication d'équipements.

Castelsarrasin, la Garonne et le canal

Castelsarrasin, sous-préfecture au bord du canal latéral à la Garonne, forme un pôle industriel et logistique dans la basse vallée. La ville et le voisin Moissac ont développé métallurgie, agroalimentaire et transformation, profitant de la voie d'eau et des liaisons ferroviaires. Le canal, doublé par le fleuve, a historiquement structuré les échanges de céréales, de fruits et de matériaux entre Toulouse, Agen et Bordeaux.

Cette basse vallée de la Garonne concentre également des activités liées aux matériaux : extraction de granulats et de graves dans les gravières alluviales, centrales à béton et travaux publics. Les entreprises de granulats valorisent les alluvions du fleuve pour approvisionner la construction et les infrastructures de tout le grand Sud-Ouest. Ce secteur extractif, ancien et structurant, participe pleinement au tissu industriel tarn-et-garonnais.

L'énergie et la centrale de Golfech

À l'ouest du département, près de Valence d'Agen, la centrale nucléaire de Golfech, exploitée par EDF sur les bords de la Garonne, constitue un équipement énergétique majeur. Avec ses deux réacteurs, elle produit une part importante de l'électricité de l'Occitanie et représente un employeur de premier plan, générant de nombreux emplois directs et indirects dans la maintenance, la logistique et la sous-traitance industrielle spécialisée.

Autour de ce site, un écosystème de prestataires en maintenance, chaudronnerie, robinetterie industrielle et contrôle non destructif s'est développé, apportant au territoire des compétences techniques de haut niveau. La centrale de Golfech ancre ainsi le Tarn-et-Garonne dans la filière nucléaire française et diversifie une économie par ailleurs très marquée par l'agriculture et l'agroalimentaire.

Terre cuite, savoir-faire et diversification

Le sous-sol argileux de la région a donné naissance à une tradition de la terre cuite. Les briqueteries et tuileries ont fourni la brique rose caractéristique de Montauban et de l'architecture du Sud-Ouest. Cette filière des matériaux de construction, héritée d'un savoir-faire ancien, se perpétue à travers la fabrication de briques, tuiles et produits de terre cuite pour le bâtiment régional.

Au-delà de ses filières phares, le département accueille des activités de plasturgie, de fabrication d'équipements, de travail du bois et d'industrie manufacturière variée. Les zones d'activités de Montauban, de Castelsarrasin et le long des grands axes concentrent ces entreprises. Cette diversification confère au Tarn-et-Garonne une économie industrielle plurielle, moins exposée aux aléas d'un secteur unique et capable de tirer parti du dynamisme régional.

Géographie, rivières et logistique

Le Tarn-et-Garonne doit son nom au confluent de deux grandes rivières, la Garonne et le Tarn, auxquels s'ajoute l'Aveyron. Ces vallées alluviales, à la terre fertile, ont façonné l'implantation des cultures et des industries. Le canal latéral à la Garonne, prolongement du canal du Midi, relie le département à Toulouse et à l'Atlantique, offrant une voie d'eau historique pour le transport des marchandises.

Sur le plan routier, l'autoroute A62 reliant Bordeaux à Toulouse et l'A20 vers Paris et le Limousin traversent le territoire, tandis que la proximité immédiate de la métropole toulousaine, à moins d'une heure de Montauban, constitue un atout logistique et économique décisif. Cette position de carrefour entre Aquitaine, Occitanie et vallée de la Garonne favorise les échanges et l'implantation d'activités de distribution et de production.

Emploi, formation et enjeux d'avenir

L'industrie tarn-et-garonnaise s'appuie sur un maillage de PME et d'ETI familiales, complété par de grands employeurs comme la centrale de Golfech et les sous-traitants aéronautiques. La formation aux métiers de la mécanique, de l'agroalimentaire, de la maintenance et de la logistique, portée par les lycées professionnels et les centres d'apprentissage, alimente en compétences ce tissu productif ancré dans les terroirs.

Les enjeux d'avenir portent sur la modernisation des outils agroalimentaires, la montée en gamme de la sous-traitance aéronautique, la transition énergétique et la valorisation des productions de qualité sous signes officiels. Porté par la croissance démographique et le rayonnement de Toulouse, le Tarn-et-Garonne entend conforter son industrie en conjuguant excellence agricole, savoir-faire mécanique et attractivité d'un territoire à la fois rural et connecté aux grands pôles occitans.

Coopératives, semences et agroéquipement

La puissance agricole du Tarn-et-Garonne s'appuie sur un réseau de coopératives et d'organismes qui structurent la production fruitière, céréalière et semencière. Ces structures assurent la collecte, le stockage, le conditionnement et la commercialisation, tout en développant des activités industrielles de transformation et de logistique du frais. La sélection variétale et la production de semences, favorisées par le climat et l'irrigation de la vallée de la Garonne, constituent une spécialité à forte intensité technique.

L'importance de l'arboriculture et de la culture irriguée a suscité le développement d'un agroéquipement et d'une mécanique agricole adaptés : matériel de récolte, systèmes d'irrigation, stations de conditionnement automatisées et équipements de tri. Ces entreprises, souvent des PME innovantes, accompagnent la modernisation des exploitations et exportent leur savoir-faire. Cette filière agroéquipement, à la croisée de l'agriculture et de la mécanique, illustre la complémentarité entre le monde rural et l'industrie qui caractérise le département.

Bois, plasturgie et zones d'activités

Le tissu industriel tarn-et-garonnais se complète d'activités de travail du bois, de fabrication de meubles, de menuiserie industrielle et d'emballage, valorisant les ressources forestières des coteaux et du Quercy. La plasturgie, la transformation des matières plastiques et la fabrication de composants pour l'industrie et l'agriculture prolongent cette diversité manufacturière, répartie dans les bassins de Montauban, de Castelsarrasin et de Caussade.

Les zones d'activités aménagées le long de l'autoroute A62 et aux entrées des principales villes accueillent unités de production, plateformes logistiques et sous-traitants. Leur proximité avec l'aire métropolitaine toulousaine attire des investissements et favorise l'implantation d'entreprises en quête de foncier accessible et de bonnes dessertes. Cette dynamique d'aménagement, portée par une démographie en forte croissance, conforte le rôle du Tarn-et-Garonne comme territoire d'accueil industriel du nord de l'agglomération toulousaine.

Caussade, Septfonds et le chapeau de paille

Au nord-est du département, Caussade et sa voisine Septfonds furent aux XIXe et XXe siècles les capitales du chapeau de paille. Des dizaines d'ateliers y tressaient la paille de seigle et de blé pour produire canotiers, capelines et couvre-chefs exportés dans toute l'Europe et jusqu'en Amérique. Cette chapellerie, qui employa des milliers d'ouvrières et d'ouvriers, a façonné l'identité industrielle du Quercy caussadais et laissé un patrimoine bâti et un savoir-faire toujours vivant.

Aujourd'hui, quelques fabriques perpétuent cette tradition et valorisent le chapeau made in France, entre artisanat d'art et production, portées par le tourisme et les métiers de la mode. Autour de Caussade se sont greffées des activités de plasturgie, de mécanique et d'agroalimentaire, dans des zones d'activités bien reliées à l'A20. Ce bassin illustre la capacité du Tarn-et-Garonne à faire vivre des savoir-faire manufacturiers hérités tout en diversifiant son tissu productif.

Beaumont-de-Lomagne et le pays de l'ail

À l'ouest, la Lomagne autour de Beaumont-de-Lomagne est un haut lieu de la production d'ail, notamment l'ail blanc, qui alimente une filière de conditionnement, de séchage et de transformation. Marchés, coopératives et ateliers valorisent cette production emblématique du Sud-Ouest, prolongée par la fabrication de produits transformés et d'ingrédients. Cette spécialité agroalimentaire, ancrée dans un terroir de coteaux argilo-calcaires, complète la vocation fruitière et maraîchère du département.

La bastide de Beaumont-de-Lomagne, patrie du mathématicien Pierre de Fermat, associe patrimoine et petites industries agroalimentaires et mécaniques. Les coopératives et les négociants de la Lomagne structurent la collecte et la commercialisation des productions agricoles, tandis que des ateliers de transformation et de conditionnement assurent la valeur ajoutée locale. Ce pays de polyculture illustre l'imbrication étroite entre agriculture et industrie qui caractérise l'ouest du Tarn-et-Garonne.

Nègrepelisse, la vallée de l'Aveyron et le nord industriel

Le nord du département, autour de Nègrepelisse et de la vallée de l'Aveyron, mêle agroalimentaire, travail du bois et petites industries. Cette rivière, qui rejoint le Tarn, a longtemps fait tourner moulins et ateliers, et structure encore des bourgs actifs entre Montauban et les gorges de l'Aveyron. Les coteaux boisés du Quercy fournissent une ressource valorisée par les scieries et les fabricants de produits en bois et d'emballages.

Cette diversité des bassins, du caussadais au marmandais tarn-et-garonnais, confère au département une industrie répartie et résiliente. Zones artisanales, ateliers de transformation et PME familiales maillent un territoire rural en croissance démographique, tirant parti de la proximité de Montauban et de l'aire toulousaine. Le Tarn-et-Garonne conforte ainsi un modèle où l'industrie de proximité et l'agroalimentaire s'appuient sur des savoir-faire locaux profondément enracinés.

La vigne, le vin et les industries de la boisson

Le Tarn-et-Garonne compte aussi des terroirs viticoles, avec les Coteaux du Quercy et le vignoble du Brulhois, qui alimentent une filière de vinification, d'embouteillage et de négoce. Caves coopératives et domaines valorisent ces productions, prolongées par une industrie de la boisson et des jus de fruits nourrie par l'abondante production fruitière du département. Cette activité de transformation des boissons complète la palette agroalimentaire du territoire.

Autour de ces productions gravitent des métiers de l'emballage, du conditionnement en verre et en carton, et de la logistique du frais et des liquides. Ces savoir-faire, ancrés dans les zones d'activités de la vallée de la Garonne, renforcent l'intégration entre agriculture, viticulture et industrie qui caractérise le Tarn-et-Garonne et confortent sa vocation de département agro-industriel du nord de l'Occitanie.

Repères sur l'industrie de Tarn-et-Garonne

Située en région Occitanie, l'industrie de Tarn-et-Garonne s'organise autour de sa préfecture, Montauban, et de ses sous-préfectures (Castelsarrasin), au contact des territoires voisins (Lot, Aveyron, Tarn, Haute-Garonne, Gers, Lot-et-Garonne). Ce positionnement façonne ses bassins d'emploi, ses réseaux de sous-traitance et ses flux logistiques, et explique la répartition de ses sites de production sur l'ensemble du territoire.

Questions fréquentes

Quelles sont les principales filières industrielles de Tarn-et-Garonne ? Le tissu productif local est notamment porté par : Agroalimentaire et fruits, aéronautique, mécanique et métallurgie, matériaux et granulats, énergie, terre cuite. Où consulter les entreprises du territoire ? La liste des entreprises industrielles de Tarn-et-Garonne référencées dans l'annuaire figure en haut de cette page ; chaque fiche précise l'identité de la société, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE (base SIRENE). Vous dirigez une entreprise industrielle de Tarn-et-Garonne qui n'apparaît pas encore ? Vous pouvez demander son référencement afin de gagner en visibilité auprès des acheteurs, des donneurs d'ordre, des partenaires et des candidats à l'embauche du territoire.