Les entreprises industrielles des Yvelines référencées
Retrouvez ci-dessous les entreprises industrielles des Yvelines présentes dans l'annuaire. Chaque fiche détaille l'identité de l'entreprise, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE. L'annuaire s'enrichit progressivement : si votre entreprise n'y figure pas encore, vous pouvez demander son référencement.
- Kone · Fabrication de machines et équipements
| Préfecture | Versailles |
|---|---|
| Sous-préfectures | Mantes-la-Jolie, Rambouillet, Saint-Germain-en-Laye |
| Région | Île-de-France |
| Départements limitrophes | Val-d'Oise, Hauts-de-Seine, Essonne, Eure-et-Loir, Eure |
| Filières industrielles fortes | Automobile et mobilité, aéronautique et spatial, défense, recherche et ingénierie, mécanique et équipements, pharmacie-cosmétique |
À l'ouest de la capitale, les Yvelines constituent le premier département industriel d'Île-de-France. Terre de l'automobile avec Renault à Flins et Guyancourt et Stellantis à Poissy, du spatial avec ArianeGroup aux Mureaux, et de la recherche à Vélizy et Saint-Quentin-en-Yvelines, le département conjugue grandes usines, ingénierie de pointe et technopoles. La vallée de la Seine et la richesse agricole de la plaine de Versailles complètent ce paysage.
L'automobile, industrie historique des Yvelines
L'automobile façonne l'identité industrielle des Yvelines depuis un siècle. L'usine Renault de Flins, à Aubergenville, l'un des plus grands sites du constructeur, s'est engagée dans une reconversion majeure baptisée Refactory, dédiée à l'économie circulaire automobile : rénovation de véhicules, réemploi, recyclage et seconde vie des batteries. Cette mutation illustre le passage d'une industrie de production de masse à une industrie de la mobilité durable.
À Poissy, l'usine Stellantis, héritière de Simca et de Peugeot, a longtemps produit des véhicules à grande échelle, même si son activité d'assemblage connaît de profondes évolutions. À Guyancourt, le Technocentre Renault, immense centre de recherche et développement, rassemble des dizaines de milliers d'ingénieurs et de techniciens qui conçoivent les véhicules du groupe. Autour de ces sites gravite un tissu dense d'équipementiers et de sous-traitants en mécanique, plasturgie et électronique embarquée.
Le spatial et l'aéronautique aux Mureaux et dans la vallée de la Seine
Les Yvelines occupent une place stratégique dans l'industrie spatiale européenne. Aux Mureaux, le site d'ArianeGroup assure l'assemblage des étages des lanceurs Ariane, cœur de l'accès autonome de l'Europe à l'espace. Ce pôle de très haute technologie mobilise ingénieurs, chaudronniers spécialisés et techniciens dans un environnement d'exigence extrême, et rayonne sur toute la filière spatiale nationale.
La défense et l'aéronautique sont également bien représentées, avec des bureaux d'études, des sites d'essais et des industriels de l'électronique et des systèmes. La vallée de la Seine, de Poissy aux Mureaux en passant par Mantes-la-Jolie, forme un couloir industriel où se côtoient grands groupes et PME innovantes. Cette concentration de compétences en ingénierie place le département au premier rang francilien pour la recherche et le développement industriels.
Saint-Quentin-en-Yvelines et Vélizy, technopoles de l'ingénierie
Ville nouvelle devenue technopole, Saint-Quentin-en-Yvelines, autour de Montigny-le-Bretonneux et Guyancourt, concentre centres de recherche, sièges industriels et écoles d'ingenieurs. Ce cluster accueille les activités de développement de grands groupes de l'automobile, de l'énergie et des télécommunications, ainsi qu'un vivier de start-up et de bureaux d'études. La présence d'établissements d'enseignement supérieur nourrit un écosystème d'innovation dense.
À Vélizy-Villacoublay, à la limite des Hauts-de-Seine, se déploie un pôle majeur de l'ingénierie, du logiciel et de l'aéronautique, avec des acteurs mondiaux du numérique industriel, de la simulation et des systèmes de défense. Ce chapelet de technopoles fait des Yvelines un territoire où la matière grise pèse autant que l'usine, et où conception et production restent étroitement liées.
Mécanique, équipements et diversité industrielle
Au-delà de ses géants, le département abrite un tissu d'entreprises dans la fabrication de machines et d'équipements, la mécanique de précision, la plasturgie, l'électronique et les biens intermédiaires. Des industriels de rang mondial y produisent ascenseurs, systèmes de levage, matériels électriques et équipements pour le bâtiment, l'industrie et les transports, souvent depuis des sites de production et de R&D combinés.
La pharmacie et la cosmétique disposent aussi d'implantations dans les Yvelines, avec des unités de recherche, de production et de conditionnement. Cette diversité sectorielle, alliée à la présence de sièges sociaux et de centres d'ingénierie, confère au territoire une résilience et une capacité d'adaptation précieuses face aux mutations de l'automobile et de l'industrie lourde.
Géographie, logistique et vallée de la Seine
La Seine traverse les Yvelines d'est en ouest, de Poissy à Mantes-la-Jolie, offrant un axe fluvial de premier plan pour le transport de marchandises. Le port de Limay-Porcheville, plateforme multimodale de l'ensemble Haropa, combine fluvial, ferroviaire et routier, et accueille recyclage, logistique et industrie. Cet axe Seine, colonne vertébrale reliant Paris au Havre, est un atout logistique décisif pour l'industrie yvelinoise.
Le département bénéficie d'une desserte routière et autoroutière dense (A13, A12, A10, N12) et de la proximité des aéroports parisiens. À côté des zones urbanisées et industrielles de l'est, l'ouest et le sud conservent un caractère rural marqué : la plaine de Versailles, le plateau de Rambouillet et sa forêt, ainsi que la Bergerie nationale, témoignent d'une agriculture et d'une sylviculture actives, sources de matières premières et d'équilibre territorial.
Emploi, formation et enjeux d'avenir
Les Yvelines figurent parmi les départements franciliens où l'emploi industriel et l'ingénierie sont les plus présents. Grandes écoles, universités, IUT et lycées techniques alimentent en compétences un bassin d'emploi qualifié, particulièrement dans l'automobile, l'aéronautique, le numérique et la mécanique. La densité de centres de recherche constitue un avantage compétitif rare à l'échelle nationale.
Les enjeux d'avenir sont importants : accompagner la transformation de l'automobile vers l'électrique et l'économie circulaire, préserver et diversifier les emplois industriels menacés par les restructurations, développer le spatial et les mobilités du futur, et valoriser l'axe Seine. Soutenu par des dispositifs de réindustrialisation et par l'écosystème d'innovation de Paris-Saclay tout proche, le département entend rester une locomotive industrielle et technologique de l'Île-de-France.
Le Mantois et l'axe Seine, corridor industriel de l'ouest
À l'extrémité occidentale du département, la région de Mantes-la-Jolie et de Buchelay forme un pôle industriel et logistique en plein renouveau. Longtemps marqué par la construction mécanique et l'aéronautique, le Mantois s'appuie aujourd'hui sur de vastes zones d'activités, sur le prolongement du RER E (Eole) jusqu'à Mantes, et sur l'opération d'intérêt national Seine Aval, l'une des plus ambitieuses d'Île-de-France, dédiée à la reconquête industrielle et urbaine de la vallée. Ce territoire mise sur la réindustrialisation, l'innovation et l'accueil de nouvelles unités de production.
En amont, à Gargenville et Guerville, la cimenterie exploitée par Ciments Calcia illustre l'ancrage des industries de matériaux le long de la Seine, alimentées par les carrières de calcaire du plateau. À Limay et Porcheville, l'ancien site de production électrique et la plateforme portuaire multimodale accueillent recyclage, valorisation des déchets, chimie et logistique lourde. Ce chapelet d'installations fait de la basse vallée de la Seine yvelinoise un corridor où cohabitent industrie des matériaux, économie circulaire et transport fluvial vers Rouen et Le Havre.
Élancourt, Trappes et l'électronique de défense
Au coeur de Saint-Quentin-en-Yvelines, la commune d'Élancourt abrite l'un des principaux sites français de l'électronique de défense, avec des activités de radars, de systèmes de commandement, d'optronique et de systèmes de mission portées par les grands groupes de la défense. Ce pôle, employant plusieurs milliers d'ingénieurs et de techniciens, place les Yvelines parmi les territoires clés de la souveraineté technologique nationale, aux côtés des centres d'ingénierie de Vélizy et de Guyancourt.
À Trappes, une vaste zone d'activités mêle industrie, laboratoires et logistique. Le Laboratoire national de métrologie et d'essais y dispose d'un site majeur, référence pour la mesure, l'étalonnage et la certification industrielle. Autour de ces établissements gravitent des PME de la mécanique, de l'électronique et des services techniques, qui bénéficient de la densité de compétences de la ville nouvelle et de la proximité des donneurs d'ordres de l'automobile, de l'aéronautique et de la défense.
Rambouillet, Houdan et les Yvelines rurales
Le sud et l'ouest du département conservent un visage rural et forestier qui nourrit ses propres activités productives. Autour de Rambouillet, sous-préfecture bordée par une vaste forêt domaniale, se déploient des industries de la mécanique, de l'agroalimentaire et des équipements, ainsi que la Bergerie nationale, haut lieu de l'élevage ovin et de la formation agricole hérité de Louis XVI. La filière bois, adossée au massif de Rambouillet et aux forêts de l'ouest yvelinois, soutient scieries, menuiseries et fabrication de produits en bois.
Plus à l'ouest, la région de Houdan et la plaine de Versailles, vaste espace céréalier classé, entretiennent une agriculture productive à l'origine d'une industrie de première transformation : meunerie, stockage de grains, transformation agroalimentaire et coopératives. Cette ruralité, à moins d'une heure de Paris, offre au tissu industriel yvelinois du foncier, des ressources et un équilibre entre pôles technologiques de l'est et campagnes productives de l'ouest.
Pharmacie, cosmétique et biens de consommation
Au-delà de l'automobile et du spatial, les Yvelines accueillent des unités de pharmacie, de cosmétique et de chimie de spécialité, réparties dans les zones d'activités de Saint-Quentin-en-Yvelines, de la vallée de la Seine et du nord du département. Laboratoires, sites de production et centres de conditionnement y valorisent une main-d'oeuvre qualifiée et la proximité des centres de recherche franciliens. Ce secteur, moins visible que les grandes usines, contribue à la diversification du tissu productif et à sa résilience face aux mutations de l'industrie lourde.
Les industries des biens de consommation, de l'agroalimentaire de transformation et de l'imprimerie complètent ce panorama. La présence de nombreux sièges sociaux et centres logistiques, notamment autour de Vélizy-Villacoublay, de Buc et de la zone de Saint-Quentin, ajoute à l'industrie manufacturière une forte dimension de services à valeur ajoutée. Cette imbrication entre production, recherche et fonctions supports caractérise l'économie yvelinoise, où la frontière entre industrie et ingénierie reste particulièrement ténue.
Recherche, enseignement supérieur et écosystème d'innovation
Les Yvelines comptent parmi les départements les mieux dotés en centres de recherche privés et publics. Le Technocentre Renault de Guyancourt, les laboratoires de l'automobile, du spatial et de la défense, ainsi que les campus de Saint-Quentin-en-Yvelines et de Versailles forment un vivier scientifique dense. L'université de Versailles Saint-Quentin, les écoles d'ingénieurs et les instituts technologiques y forment cadres et techniciens pour l'industrie francilienne, en lien étroit avec le cluster voisin de Paris-Saclay.
Cette concentration de matière grise se traduit par un fort taux d'emplois en conception, ingénierie et essais, qui distingue les Yvelines des bassins de production classiques. Les industriels y développent véhicules, lanceurs, systèmes de défense et équipements en s'appuyant sur des plateformes d'essais et des bancs d'expérimentation. Cette spécialisation dans la recherche et développement constitue un atout de compétitivité, mais aussi un défi : maintenir sur le territoire la production industrielle qui accompagne l'innovation, à l'heure des mutations de l'automobile et de la souveraineté technologique.
Transition écologique et industrie du futur
Le tournant de l'économie circulaire et de la décarbonation marque profondément l'industrie yvelinoise. La Refactory de Renault à Flins, dédiée au réemploi, au reconditionnement et au recyclage des véhicules et des batteries, en est le symbole le plus visible. D'autres sites investissent dans l'efficacité énergétique, la valorisation des déchets et les mobilités bas carbone, portés par les objectifs de réindustrialisation propre de la vallée de la Seine.
Ces mutations s'appuient sur l'axe fluvial, sur les plateformes multimodales de Limay et sur la proximité des centres de recherche. Elles dessinent une industrie yvelinoise plus légère, plus numérique et plus durable, sans renoncer à sa puissance productive héritée de l'automobile et du spatial. Le département entend ainsi conjuguer emploi industriel, innovation et transition écologique au coeur de l'ouest francilien. Les grandes usines historiques, les technopôles de Saint-Quentin-en-Yvelines et de Vélizy, les sites du spatial des Mureaux et le corridor de la Seine dessinent, ensemble, un territoire capable de réinventer son modèle productif tout en préservant son rang de premier département industriel francilien.
Repères sur l'industrie des Yvelines
Située en région Île-de-France, l'industrie des Yvelines s'organise autour de sa préfecture, Versailles, et de ses sous-préfectures (Mantes-la-Jolie, Rambouillet, Saint-Germain-en-Laye), au contact des territoires voisins (Val-d'Oise, Hauts-de-Seine, Essonne, Eure-et-Loir, Eure). Ce positionnement façonne ses bassins d'emploi, ses réseaux de sous-traitance et ses flux logistiques, et explique la répartition de ses sites de production sur l'ensemble du territoire.
Questions fréquentes
Quelles sont les principales filières industrielles des Yvelines ? Le tissu productif local est notamment porté par : Automobile et mobilité, aéronautique et spatial, défense, recherche et ingénierie, mécanique et équipements, pharmacie-cosmétique. Où consulter les entreprises du territoire ? La liste des entreprises industrielles des Yvelines référencées dans l'annuaire figure en haut de cette page ; chaque fiche précise l'identité de la société, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE (base SIRENE). Vous dirigez une entreprise industrielle des Yvelines qui n'apparaît pas encore ? Vous pouvez demander son référencement afin de gagner en visibilité auprès des acheteurs, des donneurs d'ordre, des partenaires et des candidats à l'embauche du territoire.