Les entreprises industrielles des Pyrénées-Atlantiques référencées
Retrouvez ci-dessous les entreprises industrielles des Pyrénées-Atlantiques présentes dans l'annuaire. Chaque fiche détaille l'identité de l'entreprise, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE. L'annuaire s'enrichit progressivement : si votre entreprise n'y figure pas encore, vous pouvez demander son référencement.
- Dragages Du Pont De Lescar · Autres industries extractives
| Préfecture | Pau |
|---|---|
| Sous-préfectures | Bayonne, Oloron-Sainte-Marie |
| Région | Nouvelle-Aquitaine |
| Départements limitrophes | Landes, Gers, Hautes-Pyrénées (et l'Espagne au sud) |
| Filières industrielles fortes | Aéronautique et moteurs, chimie et matériaux (Lacq), acier et métallurgie, agroalimentaire, énergie et gaz, cuir et espadrille |
Adossées aux Pyrénées et ouvertes sur l'Atlantique, les Pyrénées-Atlantiques réunissent deux terroirs industriels puissants : le Béarn, autour de Pau, de l'aéronautique et du bassin chimique de Lacq, et le Pays basque, autour de Bayonne, de l'acier, de l'aérostructure et de l'agroalimentaire. De la turbine d'hélicoptère de Bordes à la fibre de carbone de Lacq, le département cultive une industrie de haute technologie ancrée dans des savoir-faire séculaires.
L'aéronautique, moteur de l'industrie béarnaise
Les Pyrénées-Atlantiques forment l'un des grands bassins aéronautiques français. Le fleuron du territoire est Safran Helicopter Engines, héritier de Turbomeca, dont le site historique de Bordes, près de Pau, est le premier motoriste mondial pour turbines d'hélicoptères. Des milliers de salariés y conçoivent, produisent et entretiennent des moteurs vendus dans le monde entier, entraînant dans leur sillage un dense réseau de sous-traitants en usinage, forge et traitement de surface.
Autour de Pau, le parc Aéropolis et les zones d'activités dédiées accueillent équipementiers, mécaniciens de précision et prestataires de maintenance. Côté basque, l'aérostructure est portée par des acteurs comme Lauak, implanté vers Hasparren, spécialiste des sous-ensembles métalliques et composites pour l'aviation. Ce continuum, du moteur à la structure, place le département au cœur du Territoire d'industrie Lacq-Pau-Tarbes, l'un des plus importants de Nouvelle-Aquitaine.
Le bassin de Lacq, de l'ère du gaz à la chimie des matériaux
Découvert en 1951, le gisement de gaz de Lacq a fait la fortune industrielle du Béarn pendant un demi-siècle. Si l'exploitation gazière commerciale s'est éteinte, la plateforme chimique de Lacq a su se réinventer autour de la chimie fine, des thiochimie et des matériaux avancés. Le groupe Arkema y exploite d'importantes unités, tandis que Toray y produit de la fibre de carbone à Abidos, matériau stratégique pour l'aéronautique, l'automobile et l'énergie.
Le pôle chimique de Lacq, organisé autour de la structure Chemparc et de plateformes mutualisées, conjugue soufre, dérivés du gaz, polymères et biotechnologies. Il illustre la transformation réussie d'un bassin d'extraction en écosystème de chimie de spécialité et de matériaux composites. Cette reconversion, appuyée sur la recherche et l'énergie disponible, fait des Pyrénées-Atlantiques un territoire de référence pour la chimie durable et les nouveaux matériaux.
Bayonne, l'acier, le port et l'industrie basque
Au débouché de l'Adour, l'agglomération de Bayonne, avec Anglet et Boucau, constitue le second pôle industriel du département. L'aciérie électrique du secteur, exploitant la ferraille recyclée pour produire des ronds à béton et fils machine, perpétue une longue tradition métallurgique et incarne l'acier bas carbone issu de l'économie circulaire. Le port de Bayonne, l'un des principaux ports de la côte basque, exporte maïs, engrais, soufre et produits sidérurgiques.
Le Pays basque abrite aussi un tissu dynamique de PME dans l'aérostructure, la mécanique, l'agroalimentaire et le nautisme. À Mauléon-Licharre, en Soule, se perpétue le savoir-faire de l'espadrille, dont la ville reste la capitale historique, illustrant la vivacité d'une industrie du cuir, de la chaussure et du linge basque profondément identitaire.
L'agroalimentaire et les productions du terroir
L'agroalimentaire est une filière de poids des Pyrénées-Atlantiques, portée par des produits sous signe de qualité mondialement connus : le jambon de Bayonne, le piment d'Espelette, le fromage de brebis Ossau-Iraty et les vins de Jurançon et d'Irouléguy. De grandes coopératives, comme Euralis et Lur Berri, structurent la production et la transformation du maïs, des palmipèdes, de la viande et du lait de brebis.
Salaisons, conserveries, laiteries et unités de transformation valorisent ces terroirs entre plaine de l'Adour, coteaux du Béarn et montagnes basques. La filière du foie gras et des produits du canard, très implantée, s'accompagne d'un savoir-faire fromager de montagne. Cette économie agroalimentaire, à la fois artisanale et industrielle, conjugue image gastronomique forte et débouchés à l'export, soutenant l'emploi rural.
Pau, Oloron et les villes industrielles
Capitale du Béarn, Pau associe fonctions tertiaires, recherche et industrie. Longtemps liée à l'exploitation du gaz, la ville accueille aujourd'hui des centres de recherche énergétique, l'université de Pau et des pays de l'Adour et des acteurs de l'aéronautique et du numérique. Oloron-Sainte-Marie, au pied des Pyrénées, conserve un tissu industriel notable dans le textile technique, le béret (savoir-faire local emblématique), l'aéronautique et l'agroalimentaire.
Le long de l'axe reliant Pau à Lacq et Orthez se déploient zones d'activités, plateformes chimiques et sites logistiques. Ce corridor industriel béarnais, complété par les pôles basques de Bayonne et d'Hasparren, structure l'emploi manufacturier du département. La complémentarité entre un Béarn tourné vers la haute technologie et un Pays basque mêlant tradition et innovation constitue une richesse singulière.
Géographie, énergie et enjeux d'avenir
Traversé par les gaves de Pau et d'Oloron, l'Adour, la Nive et la Nivelle, le département s'étire des plages de la côte basque aux sommets pyrénéens. La montagne offre un potentiel hydroélectrique important et des ressources en eau précieuses pour l'industrie. La proximité de l'Espagne et du corridor atlantique (autoroutes A63 et A64, ligne ferroviaire) place les Pyrénées-Atlantiques sur un axe d'échanges majeur entre France et péninsule Ibérique.
Les enjeux d'avenir des Pyrénées-Atlantiques reposent sur la décarbonation de la chimie de Lacq, l'essor des matériaux composites et de l'hydrogène, la consolidation de l'aéronautique et la transition énergétique. Le territoire mise sur sa recherche, ses plateformes industrielles mutualisées et son cadre de vie attractif pour attirer talents et investissements. Entre océan et montagne, le département affirme une trajectoire d'industrie technologique et durable, solidement enracinée dans ses deux cultures béarnaise et basque.
Nay, Oloron et le béret, un textile de tradition
Le sud du Béarn a fait du béret un emblème industriel mondialement reconnu. À Nay et à Oloron-Sainte-Marie, des manufactures perpétuent la fabrication de cette coiffe en laine feutrée, avec des marques comme Laulhère, dernier grand fabricant historique, qui équipe aussi bien les armées que la mode. Le foulage, le tricotage et le formage de la laine mobilisent un savoir-faire textile transmis depuis le XIXe siècle, quand les vallées pyrénéennes vivaient de l'élevage ovin et du travail de la laine.
Autour de ce cœur textile s'est maintenu un tissu de PME du linge basque et béarnais, de la maille et de la confection. La vallée d'Ossau et le piémont pyrénéen conservent des ateliers de tissage et de filature valorisant les laines locales. Cette filière, à la croisée de l'artisanat et de l'industrie, s'appuie sur une image identitaire forte et sur un marché du luxe et de la mode qui redécouvre les fabrications françaises et les matières naturelles de montagne.
Salies-de-Béarn, le sel et les industries du terroir
À Salies-de-Béarn, l'exploitation d'une source d'eau salée exceptionnellement concentrée alimente depuis des siècles une industrie du sel. Ce sel de Salies, récolté et raffiné localement, entre dans la salaison du jambon de Bayonne, dont il constitue un ingrédient protégé par l'indication géographique. La ville conserve ses installations de production et son patrimoine de fontaines salées, illustrant le lien étroit entre ressource naturelle, savoir-faire et filière agroalimentaire régionale.
Ce terroir béarnais nourrit une constellation d'ateliers de salaison, de séchoirs et de conserveries répartis entre l'Adour, la Bidouze et les coteaux. Le vignoble de Jurançon, au sud de Pau, entretient de son côté caves coopératives, chais et embouteillage, tandis que les eaux minérales et thermales de la région (Cambo-les-Bains, Eaux-Bonnes, Eaux-Chaudes) soutiennent une économie de la santé et du bien-être aux retombées industrielles dans la cosmétique et le conditionnement.
Le port de Bayonne et la logistique atlantique
Établi de part et d'autre de l'estuaire de l'Adour, sur les communes de Bayonne, Boucau, Tarnos et Anglet, le port de Bayonne est le débouché maritime des Pyrénées-Atlantiques. Il exporte le maïs de la plaine de l'Adour, les engrais, le soufre issu de Lacq et les produits sidérurgiques de l'aciérie voisine, et importe ferrailles, produits pétroliers et matières premières. Cette activité portuaire structure une zone industrialo-portuaire dense, entre stockage, transformation et distribution.
La façade atlantique du département est desservie par l'autoroute A63, axe stratégique vers l'Espagne et le corridor européen Atlantique, complétée par l'A64 vers Pau, Tarbes et Toulouse. Le fret ferroviaire et la proximité de la frontière ibérique renforcent la vocation logistique du sud du territoire. Cette accessibilité multimodale conforte l'implantation d'industries exportatrices et fait des Pyrénées-Atlantiques un maillon du commerce transpyrénéen entre France et péninsule Ibérique.
Mourenx, Orthez et le corridor industriel du gave
Le long du gave de Pau, entre Pau, Lacq et Orthez, se déploie un véritable corridor industriel béarnais. Mourenx, ville née de l'exploitation gazière dans les années 1950, concentre autour du bassin de Lacq des unités de chimie, de plasturgie et de traitement, appuyées sur les plateformes mutualisées de Chemparc. La disponibilité en énergie, en vapeur et en utilités industrielles y attire des projets de matériaux avancés, de biotechnologies et de chimie de spécialité.
Orthez, ville d'histoire sur le gave, associe agroalimentaire, mécanique et logistique, tandis que Serres-Castet et la couronne nord de Pau accueillent, autour du parc Aéropolis et de l'aérodrome de Pau-Pyrénées, un écosystème d'usinage, de tôlerie et de sous-traitance aéronautique. Ce chapelet de zones d'activités, adossé aux grands donneurs d'ordres de Bordes et de Lacq, structure l'emploi manufacturier et fait vivre un dense réseau de fournisseurs spécialisés.
Recherche, énergie et formation
L'université de Pau et des pays de l'Adour, avec ses laboratoires en chimie, en génie des procédés et en géosciences, constitue un atout majeur pour l'industrie locale, notamment pour la transition du bassin de Lacq vers la chimie durable, le captage du carbone et l'hydrogène. Les centres de recherche hérités de l'exploitation gazière, comme le pôle scientifique de Pau, entretiennent des compétences rares en sous-sol, en énergie et en matériaux, aujourd'hui réorientées vers la décarbonation.
La montagne pyrénéenne offre un fort potentiel hydroélectrique, avec de nombreux barrages et conduites forcées dans les vallées d'Aspe, d'Ossau et de la Soule, ainsi que des ressources en eau essentielles à l'industrie. Les lycées techniques, les centres d'apprentissage et les formations spécialisées de Pau, Bayonne et Oloron alimentent en compétences les filières aéronautique, chimique et agroalimentaire, gage de renouvellement pour une industrie exigeante en main-d'œuvre qualifiée.
La côte basque, nautisme et industries créatives
Sur le littoral, de Biarritz à Anglet et Bidart, la côte basque a vu naître un pôle du surf, de la glisse et des industries créatives. Marques de vêtements techniques, ateliers de fabrication de planches, équipementiers du nautisme et bureaux de style y ont installé sièges et unités de production, dans le prolongement de l'écosystème landais voisin d'Hossegor. Cette industrie du sport et de la mode, tournée vers l'innovation matériaux et le design, valorise l'image océane du territoire.
Le Pays basque conjugue ainsi haute technologie aéronautique, agroalimentaire de terroir et créativité littorale. À l'intérieur, les vallées de la Nive et de la Nivelle abritent PME de l'agroalimentaire, de la mécanique et de l'artisanat industriel, de Hasparren à Saint-Jean-Pied-de-Port. Cette diversité, appuyée sur une identité culturelle forte et sur une démographie dynamique, fait des Pyrénées-Atlantiques l'un des départements les plus attractifs et les plus complets industriellement de Nouvelle-Aquitaine.
Un tissu de PME et une industrie diversifiée
Derrière les grands noms de Safran, d'Arkema et de Toray, les Pyrénées-Atlantiques reposent sur un dense réseau de PME et d'entreprises de taille intermédiaire qui font la robustesse du territoire. Sous-traitants de l'aéronautique en usinage, forge, traitement de surface et composites, mécaniciens de précision, fabricants d'équipements et façonniers agroalimentaires composent un maillage productif réparti du Béarn au Pays basque. Cette diversité protège l'économie départementale des retournements de conjoncture propres aux grands donneurs d'ordres.
L'industrie du bois, adossée aux forêts de la Soule et du piémont, la plasturgie, l'emballage et les industries de la construction complètent ce panorama. Les zones d'activités de Bayonne, de Pau, de Lons et de Bidart accueillent également start-up et acteurs du numérique, de la santé et des matériaux, portés par un cadre de vie recherché entre océan et montagne. Cette attractivité résidentielle, rare pour un territoire industriel, constitue un atout durable pour attirer ingénieurs, techniciens et projets d'investissement.