Les entreprises industrielles de la Moselle référencées

Retrouvez ci-dessous les entreprises industrielles de la Moselle présentes dans l'annuaire. Chaque fiche détaille l'identité de l'entreprise, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE. L'annuaire s'enrichit progressivement : si votre entreprise n'y figure pas encore, vous pouvez demander son référencement.

PréfectureMetz
Sous-préfecturesForbach, Sarrebourg, Sarreguemines, Thionville
RégionGrand Est
Départements limitrophesMeurthe-et-Moselle, Bas-Rhin (et frontières du Luxembourg et de l'Allemagne, Sarre)
Filières industrielles fortesSidérurgie et métallurgie, automobile, chimie et pétrochimie, cristal et céramique, plasturgie, énergie, logistique

Terre de fer, de charbon et de feu, la Moselle est l'un des grands berceaux industriels de France. Au coeur du Grand Est, aux frontières du Luxembourg et de l'Allemagne, le département a bâti sa puissance sur la sidérurgie de la vallée de la Fensch, l'automobile de Trémery et Hambach, la chimie de la plateforme de Carling et l'excellence du cristal et de la faïence. De Metz à Thionville, de Forbach à Sarreguemines, la reconversion d'un bassin minier a donné naissance à une industrie moderne et diversifiée.

La sidérurgie, âme industrielle de la Moselle

La sidérurgie est indissociable de l'histoire mosellane. La vallée de la Fensch et le bassin de Thionville ont concentré, pendant plus d'un siècle, hauts fourneaux, aciéries et laminoirs qui firent la richesse de la Lorraine du fer. Aujourd'hui, le site d'ArcelorMittal à Florange demeure un pôle majeur, spécialisé dans les aciers pour l'emballage et l'automobile, avec des lignes de laminage à froid et de revêtement de pointe.

Autour de cette activité gravite une filière dense de métallurgie, de transformation des métaux, de chaudronnerie et de traitement de surface. La reconversion des friches sidérurgiques a permis l'implantation de nouvelles unités, de plateformes logistiques et de centres de recherche, tout en préservant un savoir-faire métallurgique unique. La proximité du Luxembourg et de l'Allemagne inscrit cette production dans les chaînes de valeur européennes de l'acier.

Un patrimoine du fer reconverti

Le passé du minerai de fer lorrain et des mines de charbon a laissé un héritage de compétences, de foncier et d'infrastructures ferroviaires que le département valorise pour attirer de nouvelles industries. Cette mémoire ouvrière nourrit encore l'identité des vallées de la Fensch et de l'Orne.

L'automobile, moteur de l'industrie moderne

La Moselle est l'un des grands territoires automobiles français. Le site de Trémery, l'une des plus importantes usines de moteurs au monde exploitée par Stellantis, produit des motorisations diesel, essence et électriques pour le groupe, employant plusieurs milliers de personnes avec l'unité voisine de Metz. Cette concentration en fait un pilier de l'emploi industriel départemental et un maillon clé de la transition vers l'électromobilité.

À Hambach, l'usine historique de la Smart, reprise par Ineos Automotive, assemble le tout-terrain Grenadier et illustre la capacité du territoire à se réinventer. Autour de ces grands donneurs d'ordres, un réseau d'équipementiers, de sous-traitants en plasturgie, en emboutissage et en électronique embarquée structure une filière automobile complète, tirée par la mécanique de précision et l'innovation.

Chimie, pétrochimie et énergie

Le bassin houiller de l'est mosellan a donné naissance à une puissante filière chimique. La plateforme de Carling-Saint-Avold, l'un des plus grands sites chimiques du Grand Est, accueille des unités de pétrochimie et de production de polymères exploitées par TotalEnergies et Arkema, spécialisées dans les résines, les plastiques techniques et les intermédiaires chimiques. Cette plateforme, héritée de la carbochimie du charbon, s'est modernisée vers les matériaux avancés.

L'énergie occupe une place stratégique dans ce territoire de tradition minière : centrales thermiques reconverties, cogénération, développement des renouvelables et projets d'hydrogène accompagnent la mutation du bassin. La disponibilité en foncier, en réseaux et en compétences industrielles fait de l'est mosellan un espace privilégié pour les investissements dans la chimie verte et la décarbonation.

Les industries des plastiques, des résines et des matériaux composites tirent parti de cette proximité avec la pétrochimie régionale. La transformation des polymères, la fabrication de peintures, d'adhésifs et de produits chimiques de spécialité complètent la filière, en fournissant l'automobile, le bâtiment et l'emballage. Ce continuum, de la molécule au produit fini, confère à la Moselle une chaîne de valeur chimique intégrée, héritée de son histoire carbochimique et tournée vers les applications de haute technicité.

Cristal, céramique et arts du feu

La Moselle perpétue une tradition d'excellence dans les arts du feu. La cristallerie Saint-Louis, à Saint-Louis-lès-Bitche, l'une des plus anciennes manufactures de cristal d'Europe, produit des pièces d'art et de luxe qui rayonnent à l'international. Ce savoir-faire verrier, associé aux maisons du Pays de Bitche, incarne le haut de gamme et la transmission de gestes séculaires.

La céramique et la faïence ont fait la renommée de Sarreguemines, dont les manufactures ont marqué l'histoire de la vaisselle et du carrelage. Si la production a évolué, cet héritage a laissé un tissu d'entreprises de matériaux, de plasturgie et de transformation. Le travail du verre et de la porcelaine demeure un marqueur identitaire fort du massif vosgien mosellan et de la frontière allemande.

Le Pays de Bitche et le massif environnant ont concentré, aux côtés du cristal, une tradition verrière et papetière liée à l'énergie du bois et de l'eau. Ces savoir-faire de la matière, transmis depuis des siècles, ont irrigué l'ensemble du nord mosellan et nourri une culture de la précision et de l'excellence. Le luxe et l'art de la table, portés par les grandes maisons, demeurent des vitrines prestigieuses de l'industrie départementale à l'international.

Metz, Thionville et les pôles du territoire

Metz, préfecture, associe industrie, recherche et logistique, avec son technopôle, son port fluvial et des activités mécaniques et électroniques. Thionville et la vallée de la Fensch restent des places fortes de la métallurgie. Forbach et Saint-Avold, au coeur de l'ancien bassin houiller, concentrent chimie, énergie et plasturgie. Sarreguemines mêle céramique et industrie transfrontalière, tandis que Sarrebourg accueille mécanique et fabrication d'équipements aux portes de l'Alsace.

Le département est irrigué par la Moselle, la Sarre, la Seille et la Nied, ainsi que par le canal de la Marne au Rhin. Cette géographie fluviale, combinée aux autoroutes A4, A31 et aux liaisons ferroviaires vers le Luxembourg et l'Allemagne, fait de la Moselle un carrefour logistique européen. Le travail frontalier massif vers le Luxembourg structure aussi le marché de l'emploi.

Emploi, formation et enjeux d'avenir

Forte de son histoire ouvrière, la Moselle dispose d'un vivier de compétences industrielles et d'un réseau dense de formations : lycées techniques, IUT, écoles d'ingenieurs de Metz et filières de la métallurgie, de la chimie et de l'automobile. Le défi consiste à adapter ces compétences aux mutations technologiques, à l'électrification de l'automobile et à la décarbonation de l'acier et de la chimie.

Les enjeux d'avenir portent sur la réindustrialisation des friches, l'attractivité face à la concurrence luxembourgeoise et allemande pour la main-d'oeuvre, et la transition écologique des grands sites. Portée par des investissements dans l'hydrogène, la batterie et les matériaux, la Moselle entend prolonger sa longue histoire industrielle en devenant un territoire pilote de l'industrie décarbonée du Grand Est.

La reconversion du bassin houiller

L'est mosellan a vécu au rythme du charbon jusqu'à la fermeture des dernières mines des Houillères du bassin de Lorraine au début des années 2000. Cette fin d'une époque a imposé une reconversion profonde des territoires de Forbach, Saint-Avold, Freyming-Merlebach et Creutzwald. Grâce à la carbochimie héritée du charbon, la plateforme chimique de Carling a su se réinventer, tandis que de nouvelles activités logistiques, plasturgiques et énergétiques ont pris le relais sur les friches minières.

Cette mutation, souvent douloureuse sur le plan social, a néanmoins démontré la résilience d'un bassin doté d'infrastructures, de foncier et d'une culture industrielle solide. Les carreaux de mine reconvertis en zones d'activités, la valorisation du gaz de couche et le développement de la géothermie témoignent d'une capacité à transformer un passé énergétique en atouts pour l'avenir.

La mémoire ouvrière du charbon et du fer demeure vivace, entretenue par un patrimoine industriel préservé et par la fierté des anciens mineurs et sidérurgistes. Cet héritage nourrit l'identité d'un territoire qui a fait de l'industrie sa raison d'être et qui puise dans cette histoire la volonté de se réindustrialiser.

Un carrefour transfrontalier européen

Située aux confins du Luxembourg et de l'Allemagne, la Moselle occupe une position géographique exceptionnelle au coeur de l'espace industriel européen. Chaque jour, des dizaines de milliers de Mosellans franchissent la frontière pour travailler au Luxembourg, tandis que les échanges avec la Sarre allemande structurent l'économie de Sarreguemines et de Forbach. Cette dimension transfrontalière irrigue le marché du travail et les chaînes de valeur industrielles.

La proximité de grands pôles industriels allemands, dans l'automobile, la chimie et la mécanique, offre des débouchés et des partenariats aux entreprises mosellanes. Les infrastructures autoroutières et ferroviaires, ainsi que le port fluvial de Metz sur la Moselle canalisée, connectent le département aux grands corridors logistiques reliant la mer du Nord à la Méditerranée.

Cette insertion dans un espace économique dense constitue à la fois une opportunité et un défi. Si elle ouvre des marchés et attire des investissements, la concurrence luxembourgeoise et allemande pour la main-d'oeuvre exerce une pression sur les entreprises locales. La Moselle doit ainsi valoriser ses atouts, foncier, compétences et qualité de vie, pour retenir ses talents et conforter son attractivité industrielle.

Plasturgie, équipements et diversification

Au-delà de ses filières historiques, la Moselle a développé un tissu diversifié de plasturgie, de fabrication d'équipements et d'industries manufacturières. Les équipementiers automobiles, les fabricants de composants électroniques et les entreprises de mécanique de précision se sont multipliés autour des grands sites de Trémery, Hambach et Metz, tirant parti de l'écosystème automobile départemental.

Les zones d'activités de Metz Technopôle, de la vallée de la Fensch et de l'agglomération de Thionville accueillent des unités de production modernes, souvent adossées à des groupes internationaux. La fabrication de matériaux, l'agroalimentaire et le travail du bois complètent ce panorama, confirmant la volonté du département de ne pas dépendre d'un seul secteur et de bâtir une industrie plurielle.

Cette diversification s'accompagne d'un effort soutenu de modernisation et de numérisation des outils de production. L'industrie du futur, avec la robotisation, la maintenance prédictive et l'usine connectée, s'implante progressivement dans les ateliers mosellans, préparant le territoire aux mutations technologiques et confortant sa place parmi les grands départements industriels du Grand Est.

Emploi, formation et réindustrialisation

Forte de sa longue histoire ouvrière, la Moselle dispose d'un vivier de compétences industrielles rare en France. Les lycées techniques, les IUT et les écoles d'ingénieurs de Metz forment aux métiers de la métallurgie, de la chimie, de l'automobile et de la mécanique. Cette offre de formation, adossée à des centres de recherche et à des plateformes technologiques, accompagne la modernisation des entreprises et la montée en compétence des salariés.

Le département connaît une dynamique de réindustrialisation portée par des investissements dans les technologies d'avenir : batteries, hydrogène, matériaux décarbonés et recyclage. Ces projets, souvent implantés sur d'anciennes friches sidérurgiques ou minières, illustrent la capacité de la Moselle à transformer son héritage industriel en tremplin pour de nouvelles filières créatrices d'emplois qualifiés.

Les défis restent nombreux : concurrence transfrontalière pour la main-d'oeuvre, décarbonation des grands sites de l'acier et de la chimie, et attractivité des métiers manuels auprès des jeunes générations. En misant sur la formation, l'innovation et la valorisation de son patrimoine industriel, la Moselle entend conforter sa place parmi les grands départements manufacturiers français et devenir un territoire pilote de l'industrie durable.

Repères sur l'industrie de la Moselle

Située en région Grand Est, l'industrie de la Moselle s'organise autour de sa préfecture, Metz, et de ses sous-préfectures (Forbach, Sarrebourg, Sarreguemines, Thionville), au contact des territoires voisins (Meurthe-et-Moselle, Bas-Rhin (et frontières du Luxembourg et de l'Allemagne, Sarre)). Ce positionnement façonne ses bassins d'emploi, ses réseaux de sous-traitance et ses flux logistiques, et explique la répartition de ses sites de production sur l'ensemble du territoire.

Questions fréquentes

Quelles sont les principales filières industrielles de la Moselle ? Le tissu productif local est notamment porté par : Sidérurgie et métallurgie, automobile, chimie et pétrochimie, cristal et céramique, plasturgie, énergie, logistique. Où consulter les entreprises du territoire ? La liste des entreprises industrielles de la Moselle référencées dans l'annuaire figure en haut de cette page ; chaque fiche précise l'identité de la société, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE (base SIRENE). Vous dirigez une entreprise industrielle de la Moselle qui n'apparaît pas encore ? Vous pouvez demander son référencement afin de gagner en visibilité auprès des acheteurs, des donneurs d'ordre, des partenaires et des candidats à l'embauche du territoire.