Les entreprises industrielles de Meurthe-et-Moselle référencées

Retrouvez ci-dessous les entreprises industrielles de Meurthe-et-Moselle présentes dans l'annuaire. Chaque fiche détaille l'identité de l'entreprise, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE. L'annuaire s'enrichit progressivement : si votre entreprise n'y figure pas encore, vous pouvez demander son référencement.

PréfectureNancy
Sous-préfecturesBriey, Lunéville, Toul
RégionGrand Est
Départements limitrophesMeuse, Moselle, Vosges, Bas-Rhin (et frontières de la Belgique et du Luxembourg)
Filières industrielles fortesSidérurgie et métallurgie, fonte et canalisations, chimie et sel, cristal et verre, faïence, automobile, matériaux avancés

Terre de fer, de sel et de feu, la Meurthe-et-Moselle est l'un des grands foyers industriels de la Lorraine. Dans le Grand Est, ce département étiré du Pays-Haut aux portes des Vosges a bâti sa puissance sur la sidérurgie du bassin ferrifère, sur la fonte de Pont-à-Mousson, sur la chimie de la soude et du sel, et sur l'excellence du cristal de Baccarat et de la faïence de Lunéville. Autour de Nancy, métropole scientifique, s'articule une industrie diversifiée nourrie par la recherche sur les matériaux.

La fonte de Pont-à-Mousson, fleuron mondial

À Pont-à-Mousson, sur les rives de la Moselle, l'entreprise Saint-Gobain PAM perpétue depuis le XIXe siècle une tradition de la fonte ductile unique au monde. Le site produit des canalisations, tuyaux et raccords en fonte pour l'adduction d'eau et l'assainissement, ainsi que des pièces de voirie, plaques et regards installés dans le monde entier. Ce savoir-faire fondé sur le minerai lorrain fait de la ville une capitale mondiale de la fonte de voirie et des réseaux.

Autour de ce fleuron gravite un réseau de métallurgie, de fonderie, de mécanique et de traitement des métaux qui prolonge l'héritage sidérurgique du département. La transformation des métaux, la chaudronnerie et l'usinage alimentent les grands donneurs d'ordres régionaux. Cette filière métallurgique, héritée de plus d'un siècle de tradition du fer, demeure un socle de l'emploi industriel meurthe-et-mosellan et un marqueur de son identité.

Le Pays-Haut et la mémoire du minerai de fer

Au nord, le Pays-Haut et le bassin de Longwy portent la mémoire de la sidérurgie lorraine. Ce territoire, riche de la minette, le minerai de fer lorrain, fut au XXe siècle l'un des plus grands centres de production d'acier d'Europe, jusqu'à la crise sidérurgique et la fermeture des hauts fourneaux dans les années 1980. La vallée de la Chiers, aux confins de la Belgique et du Luxembourg, garde l'empreinte de cette épopée ouvrière.

La reconversion de ce bassin, souvent douloureuse, a donné naissance à de nouvelles activités logistiques, transfrontalières et industrielles. La proximité du Luxembourg draine chaque jour des milliers de travailleurs frontaliers et structure l'économie du Pays-Haut. Autour de Briey et de Longwy, la valorisation des friches et l'accueil d'entreprises témoignent de la résilience d'un territoire façonné par le fer, qui puise dans son passé la volonté de se réinventer.

La chimie de la soude et du sel lorrain

Le sous-sol lorrain recèle d'importants gisements de sel gemme, exploités depuis des siècles autour de Varangéville, Dombasle et Rosières-aux-Salines. Cette ressource a fait naître une puissante chimie de la soude. À Dombasle-sur-Meurthe, un site historique du groupe Solvay produit du carbonate de soude, matière première essentielle pour le verre, les détergents et l'industrie, et figure parmi les plus anciennes usines du procédé Solvay au monde.

À Laneuveville-devant-Nancy, une autre unité chimique valorise le sel et la soude pour la fabrication de carbonate et de bicarbonate destinés à de multiples usages industriels et alimentaires. Cette chimie minérale, adossée aux salines et aux mines de sel de la vallée de la Meurthe, constitue une filière stratégique et exportatrice, aujourd'hui engagée dans la décarbonation de ses procédés et la transition vers des combustibles alternatifs.

Cristal de Baccarat et faïence de Lunéville

La Meurthe-et-Moselle perpétue une tradition d'excellence dans les arts du feu. La cristallerie de Baccarat, fondée au XVIIIe siècle, produit un cristal de luxe mondialement reconnu : lustres, verres, flacons et pièces d'art qui incarnent le prestige du savoir-faire français. Cette manufacture emblématique, nichée dans la vallée de la Meurthe, transmet des gestes séculaires de taille, de gravure et de dorure qui rayonnent à l'international.

À Lunéville, la faïence a bâti la réputation de la cité aux XVIIIe et XIXe siècles. Le savoir-faire de la faïencerie, entre décors peints et productions raffinées, demeure vivant et participe de l'identité culturelle et industrielle du département. À Nancy, la tradition de l'Art nouveau et de l'École de Nancy, illustrée par la verrerie et les arts décoratifs de la maison Daum, prolonge cet héritage d'un travail précieux du verre et de la matière.

Nancy, métropole scientifique et industrielle

Nancy, préfecture et grande métropole universitaire, associe industrie, recherche et innovation. La ville abrite des écoles d'ingénieurs de premier plan, Mines Nancy, l'ENSIC pour la chimie, l'ENSEM pour l'électrotechnique, ainsi que de puissants laboratoires comme l'Institut Jean Lamour, dédié aux matériaux. Cet écosystème scientifique irrigue l'industrie régionale en compétences et en innovations, du procédé métallurgique aux matériaux avancés.

L'agglomération nancéienne accueille des activités variées : pharmacie, agroalimentaire, mécanique, plasturgie et fabrication d'équipements. Autour de Toul, dans la boucle de la Moselle, et de Ludres, au sud de Nancy, des zones d'activités concentrent automobile, logistique et sous-traitance. Cette diversification, adossée à la recherche et à la formation, fait de la métropole un moteur de l'industrie meurthe-et-mosellane et un pôle d'attractivité pour de nouveaux investissements.

Automobile et équipements

Le sud du département a développé une filière automobile et de fabrication d'équipements. Lunéville a longtemps abrité une industrie de véhicules et de remorques, tandis que les zones de Toul et de Ludres accueillent équipementiers, plasturgistes et unités de mécanique. Ce tissu de sous-traitance approvisionne les constructeurs et illustre l'insertion du territoire dans les chaînes de valeur industrielles du Grand Est.

Géographie, rivières et logistique

Le département est irrigué par la Moselle, la Meurthe, l'Orne et la Chiers, ainsi que par le canal de la Marne au Rhin et le canal des Vosges. Cette géographie fluviale, combinée aux salines et au minerai de fer, explique la localisation historique des industries. La Moselle canalisée offre un débouché de navigation vers le Rhin et les grands ports de la mer du Nord, atout logistique majeur pour la fonte, la chimie et la métallurgie.

Les autoroutes A31, axe nord-sud reliant le Luxembourg à la Bourgogne, et A33 structurent les échanges, tandis que la ligne TGV Est place Nancy à moins de deux heures de Paris. La position frontalière du Pays-Haut, aux confins de la Belgique et du Luxembourg, inscrit le nord du département dans un espace économique transfrontalier dynamique, marqué par un fort travail frontalier vers le Grand-Duché.

Emploi, formation et enjeux d'avenir

Forte de sa longue histoire ouvrière, la Meurthe-et-Moselle dispose d'un vivier de compétences industrielles et d'un écosystème de formation d'excellence, des écoles d'ingénieurs de Nancy aux lycées techniques et centres d'apprentissage. Les métiers de la métallurgie, de la fonderie, de la chimie et des matériaux y trouvent des filières adaptées, appuyées sur une recherche universitaire de rang international dans le domaine des matériaux et des procédés.

Les enjeux d'avenir portent sur la décarbonation des grands sites de la fonte et de la chimie, sur la valorisation des friches sidérurgiques et sur l'attractivité face à la concurrence luxembourgeoise pour la main-d'oeuvre. En misant sur l'innovation, les matériaux avancés et la transition énergétique de ses industries de la soude et du cristal, la Meurthe-et-Moselle entend prolonger sa grande tradition manufacturière et s'affirmer comme un territoire pilote de l'industrie durable lorraine.

Recherche, matériaux et industrie du futur

La force distinctive de la Meurthe-et-Moselle réside dans le couplage entre son industrie et une recherche de rang mondial sur les matériaux. L'Institut Jean Lamour, à Nancy, l'un des plus grands laboratoires européens dédiés à la science des matériaux, développe des travaux sur les métaux, les surfaces, les couches minces et les procédés qui nourrissent directement l'innovation industrielle. Cet écosystème, associé aux écoles d'ingénieurs et au CNRS, place le département à la pointe de la métallurgie et des matériaux avancés.

Cette proximité entre laboratoires et ateliers favorise l'émergence de l'industrie du futur : robotisation, fabrication additive, traitement de surface innovant et matériaux de haute performance. Les entreprises régionales bénéficient de plateformes technologiques et de transferts de compétences qui accélèrent leur modernisation. De la fonte de Pont-à-Mousson à la chimie de la soude, en passant par le cristal de Baccarat, les filières historiques trouvent dans cette recherche appliquée les moyens de leur renouvellement et de leur montée en gamme.

Agroalimentaire, brasserie et diversité manufacturière

À côté de ses grandes filières lourdes, la Meurthe-et-Moselle abrite une industrie agroalimentaire et de biens de consommation solide. La tradition brassicole lorraine, la fabrication de biscuits, de confiseries, comme la bergamote de Nancy et les macarons, et la transformation des productions agricoles du Saintois et du Toulois alimentent un tissu d'entreprises tourné vers les marchés régional et national. Les vergers de mirabelles de Lorraine soutiennent par ailleurs conserveries et distilleries.

Cette diversité manufacturière se retrouve dans la plasturgie, la fabrication d'équipements, l'imprimerie, le travail du bois et les matériaux de construction. Les zones d'activités de l'agglomération nancéienne, du bassin de Toul et du sud lunévillois accueillent ces PME et ETI qui complètent le paysage industriel. En conjuguant patrimoine des arts du feu, chimie du sel, métallurgie et productions de terroir, le département déploie une palette industrielle rare, héritée d'une histoire économique particulièrement riche.

Le Pays-Haut, le foncier et l'attractivité transfrontalière

La reconversion du bassin ferrifère a libéré, dans le Pays-Haut, un foncier industriel considérable, hérité des anciennes usines sidérurgiques et des mines de fer. La valorisation de ces friches, dépolluées et réaménagées, permet d'accueillir de nouvelles activités logistiques, industrielles et tertiaires. La proximité immédiate du Luxembourg, dont l'essor économique irrigue tout le nord du département, constitue à la fois une opportunité d'implantation et un moteur de développement pour les communes frontalières.

Ce dynamisme transfrontalier s'accompagne de projets d'aménagement ambitieux, portés par les collectivités et l'État, autour de Longwy et de la vallée de la Chiers. Zones d'activités, plateformes multimodales et pôles de services accompagnent l'arrivée d'entreprises et de travailleurs frontaliers. Le défi consiste à retenir la valeur ajoutée sur le territoire lorrain, alors que le Grand-Duché attire chaque jour des dizaines de milliers de salariés par des salaires supérieurs, exerçant une pression sur le marché de l'emploi local.

La mémoire ouvrière du fer demeure vivace dans ce bassin, entretenue par des musées, des sites patrimoniaux et la fierté des anciennes générations de mineurs et de sidérurgistes. Cet héritage nourrit une identité forte et une culture industrielle que le territoire cherche à réinvestir dans ses projets d'avenir. En transformant ses friches et son histoire en atouts, le Pays-Haut illustre la capacité de la Meurthe-et-Moselle à conjuguer passé industriel et ambitions nouvelles au coeur de la Grande Région.

Vannes-le-Châtel, verre et arts verriers du Toulois

À l'ouest du département, autour de Toul, la tradition verrière lorraine reste vivante. À Vannes-le-Châtel, un site de production de cristal et de verre, longtemps lié à la maison Daum, perpétue le soufflage, le moulage et la décoration de pièces d'art. Le village abrite aussi le CERFAV, centre européen de recherches et de formation aux arts verriers, qui transmet les gestes de la verrerie et forme les artisans et créateurs de demain.

Cette filière du verre, adossée au sable, au sel et à l'énergie de la région, complète l'excellence du cristal de Baccarat et de la verrerie d'art nancéienne. Elle illustre la profondeur des arts du feu en Meurthe-et-Moselle, où la maîtrise de la matière en fusion, du verre au métal, constitue un fil rouge de plusieurs siècles d'histoire industrielle et artistique, aujourd'hui valorisé par le tourisme de savoir-faire et les métiers d'art.

Repères sur l'industrie de Meurthe-et-Moselle

Située en région Grand Est, l'industrie de Meurthe-et-Moselle s'organise autour de sa préfecture, Nancy, et de ses sous-préfectures (Briey, Lunéville, Toul), au contact des territoires voisins (Meuse, Moselle, Vosges, Bas-Rhin (et frontières de la Belgique et du Luxembourg)). Ce positionnement façonne ses bassins d'emploi, ses réseaux de sous-traitance et ses flux logistiques, et explique la répartition de ses sites de production sur l'ensemble du territoire.

Questions fréquentes

Quelles sont les principales filières industrielles de Meurthe-et-Moselle ? Le tissu productif local est notamment porté par : Sidérurgie et métallurgie, fonte et canalisations, chimie et sel, cristal et verre, faïence, automobile, matériaux avancés. Où consulter les entreprises du territoire ? La liste des entreprises industrielles de Meurthe-et-Moselle référencées dans l'annuaire figure en haut de cette page ; chaque fiche précise l'identité de la société, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE (base SIRENE). Vous dirigez une entreprise industrielle de Meurthe-et-Moselle qui n'apparaît pas encore ? Vous pouvez demander son référencement afin de gagner en visibilité auprès des acheteurs, des donneurs d'ordre, des partenaires et des candidats à l'embauche du territoire.