Les entreprises industrielles de la Haute-Marne référencées
Retrouvez ci-dessous les entreprises industrielles de la Haute-Marne présentes dans l'annuaire. Chaque fiche détaille l'identité de l'entreprise, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE. L'annuaire s'enrichit progressivement : si votre entreprise n'y figure pas encore, vous pouvez demander son référencement.
- G.h.m. · Fabrication de produits métalliques (hors machines)
| Préfecture | Chaumont |
|---|---|
| Sous-préfectures | Langres, Saint-Dizier |
| Région | Grand Est |
| Départements limitrophes | Marne, Meuse, Vosges, Haute-Saône, Côte-d'Or, Aube |
| Filières industrielles fortes | Métallurgie et fonderie, coutellerie et instruments, mécanique et découpage, agroalimentaire laitier, bois et forêt |
Département de la fonte et de la coutellerie, la Haute-Marne perpétue une tradition métallurgique parmi les plus anciennes de France. Saint-Dizier fut longtemps une capitale de la fonderie d'art, Nogent reste un pôle de la coutellerie et des instruments de précision, tandis que les forêts et les plateaux nourrissent l'industrie du bois et l'agroalimentaire laitier. Sur le plateau de Langres où naissent la Marne, la Seine et la Meuse, ce territoire du Grand Est reste un bastion de la métallurgie et de la mécanique.
Saint-Dizier et la tradition de la fonte
Le nord du département, autour de Saint-Dizier, est un haut lieu historique de la fonderie et de la métallurgie. Grâce au minerai de fer, aux forêts fournissant le charbon de bois et à l'énergie hydraulique de la Marne et de la Blaise, la vallée s'est couverte de hauts fourneaux et de forges dès le Moyen Âge. Saint-Dizier devint au XIXe siècle une capitale de la fonte d'art : fontaines, statues, mobilier urbain et balcons ornementaux y furent coulés et exportés dans le monde entier.
Cet héritage se prolonge aujourd'hui avec des fonderies toujours actives, dont les Fonderies GHM spécialisées dans la fonte d'ornement et le mobilier urbain (fontaines, candélabres), héritières directes de ce savoir-faire. Les fonderies de moulage, la sidérurgie et la mécanique lourde continuent de faire de la région bragarde un bassin métallurgique de référence, avec des sites employant plusieurs centaines de salariés.
Une vallée de forges
Autour de Saint-Dizier, de Wassy et de la vallée de la Blaise, les anciennes forges de Froncles, de Bologne ou de Doulevant ont laissé un tissu d'entreprises de fonderie, de laminage et de transformation des métaux. Ce patrimoine industriel, unique en France, structure encore l'identité économique du territoire.
Nogent, pôle de la coutellerie et des instruments de précision
Au sud de Chaumont, le bassin de Nogent constitue un pôle national de la coutellerie et du travail des métaux fins. Depuis le XVIIIe siècle, les artisans y forgent couteaux, ciseaux, limes et instruments. Ce savoir-faire s'est mué en une industrie de haute précision : instruments chirurgicaux, dispositifs orthopédiques, implants médicaux, outillage et découpage fin.
Le territoire de Nogent est aujourd'hui labellisé comme un pôle de compétences en métallurgie et technologies médicales, rassemblant des PME spécialisées dans le forgeage, l'usinage, le polissage et la fabrication de dispositifs médicaux exportés. Cette concentration de savoir-faire fait de la Haute-Marne un acteur discret mais reconnu de l'industrie de la santé.
Mécanique, découpage et sous-traitance
Autour de la métallurgie s'est développé un tissu de mécanique, de découpage-emboutissage et de sous-traitance industrielle. Les entreprises haut-marnaises travaillent pour l'automobile, l'énergie, le ferroviaire et l'équipement, en fournissant pièces forgées, mécano-soudées et usinées. La chaudronnerie, la robinetterie et la fabrication de composants métalliques complètent cette spécialisation.
À Chaumont, préfecture connue pour son viaduc et son passé de ganterie, comme dans les zones d'activités de Saint-Dizier et Langres, se côtoient PMI mécaniques, plasturgistes et industries de l'emballage. Cette diversité de sous-traitance ancre l'industrie dans les petites villes et maintient un emploi qualifié en milieu rural.
Agroalimentaire laitier et filière bois
Les plateaux herbagers de la Haute-Marne nourrissent une filière laitière solide. À Langres et dans le sud du département, la transformation du lait, avec des acteurs comme Entremont, valorise notamment le fromage Langres AOP, spécialité au lait de vache reconnue. Beurre, fromages et produits laitiers constituent un pilier agroalimentaire adossé à l'élevage.
La Haute-Marne est par ailleurs l'un des départements les plus forestiers de France. La forêt de feuillus, riche en chêne et hêtre, alimente une filière bois : scieries, ameublement, emballage et bois-énergie. Cette ressource durable soutient une industrie de première et de seconde transformation présente dans tout le département.
Géographie, eau et logistique
Le plateau de Langres constitue un remarquable château d'eau : la Marne, la Seine, la Meuse et l'Aube y prennent leur source. Cette abondance hydraulique a historiquement alimenté forges et moulins. Les grands réservoirs, comme le lac du Der à la limite nord et le lac de la Liez près de Langres, régulent le débit des rivières et soutiennent l'agriculture.
Sur le plan des transports, la Haute-Marne est traversée par l'autoroute A5 et par la ligne ferroviaire Paris-Bâle, ainsi que par le canal entre Champagne et Bourgogne. Cette position de carrefour, entre bassin parisien, Lorraine et Bourgogne, facilite l'expédition des productions métallurgiques et agroalimentaires vers les marchés nationaux et européens.
Savoir-faire, emploi et formation
La Haute-Marne se distingue par une culture industrielle profondément enracinée : la métallurgie et la coutellerie y sont des métiers transmis de génération en génération. Le territoire figure parmi les plus industrialisés de France rapporté à sa population, avec une part d'emploi manufacturier élevée. La formation technique, adossée aux lycées professionnels et aux structures du pôle nogentais, entretient les compétences en usinage, forge et dispositifs médicaux.
Ce socle industriel, allié à un coût du foncier attractif et à un cadre naturel préservé, constitue un atout pour l'implantation d'entreprises. Le défi démographique du département renforce l'enjeu de l'attractivité et de la formation des jeunes aux métiers de l'industrie.
Enjeux d'avenir
La Haute-Marne mise sur la montée en gamme de sa métallurgie, notamment vers les dispositifs médicaux et la mécanique de précision, pour valoriser son savoir-faire historique. La modernisation des fonderies, la décarbonation des procédés, la valorisation de la filière bois et le développement des énergies renouvelables (bois-énergie, méthanisation, éolien) dessinent les axes d'un territoire attaché à conjuguer tradition industrielle et transition écologique.
La route de la fonte d'art et le patrimoine métallurgique
Entre Saint-Dizier et Joinville, la vallée de la Blaise constitue un véritable berceau de la fonte d'art française. Dès le XIXe siècle, les fonderies haut-marnaises coulèrent statues, fontaines, candélabres, croix et mobilier urbain diffusés dans le monde entier. À Sommevoire, le site du Paradis conserve un exceptionnel ensemble de modèles en plâtre issus de la fonderie Antoine Durenne, témoignant de l'âge d'or de cet artisanat industriel. Le musée de Saint-Dizier abrite la deuxième collection au monde de fontes signées Hector Guimard, dont les entrées du métro parisien restent l'illustration la plus célèbre.
À Dommartin-le-Franc, où le fer est travaillé depuis 1264, le Metallurgic Park et le Conservatoire des arts de la métallurgie font vivre cette mémoire à travers un haut fourneau restauré, des machines industrielles et des milliers de modèles de fonte d'ornement. Ce patrimoine, unique en France, ne relève pas seulement du tourisme : il entretient une identité et un savoir-faire que les fonderies encore actives, à commencer par les Fonderies GHM d'Osne-le-Val, prolongent aujourd'hui dans le mobilier urbain contemporain, les fontaines et la statuaire vendus à l'international.
Nogentech et les technologies médicales
Le bassin de Nogent illustre l'une des reconversions les plus réussies du tissu industriel français : le passage de la coutellerie traditionnelle aux implants chirurgicaux et aux dispositifs médicaux de haute précision. Les gestes hérités du travail de la lame, le forgeage, le polissage, l'affûtage et le contrôle des aciers fins, se sont transposés vers la fabrication de prothèses orthopédiques, d'instruments et d'implants exportés dans le monde entier. Les Établissements Maurice Marle, spécialistes reconnus de l'implant, comptent parmi les figures de proue de cette filière santé implantée en milieu rural.
Cette dynamique s'organise autour du cluster Nogentech, grappe d'entreprises qui fédère les PME de la métallurgie, du décolletage, de l'usinage et des technologies médicales du sud du département. En mutualisant formation, recherche et démarches qualité, ce réseau maintient dans les petites villes un socle de compétences pointues et difficilement délocalisables. Le pôle nogentais confère ainsi à la Haute-Marne une spécialisation reconnue dans les technologies médicales, associant tradition coutelière séculaire et exigences contemporaines de la fabrication de dispositifs de santé certifiés.
Grands équipements mécaniques et vallée de la Blaise
Au-delà de la fonte d'art, la vallée de la Blaise abrite une métallurgie lourde tournée vers les grands équipements. À Bologne, la société Ferry-Capitain conçoit et usine des couronnes dentées, engrenages et pièces mécano-soudées de très grandes dimensions destinées aux cimenteries, à l'industrie minière et à l'énergie. Ce savoir-faire dans les composants de forte puissance, hérité des anciennes forges, place la Haute-Marne sur des marchés industriels internationaux exigeants, où la maîtrise de la fonderie, de la soudure et de l'usinage de très grande capacité constitue une barrière technique.
Autour de ces donneurs d'ordres, les communes de Froncles, Vecqueville et de la vallée conservent des ateliers de laminage, de tréfilage, de découpage et de transformation des métaux. Le tissu associe fonderies, mécano-soudure, chaudronnerie et traitement de surface, formant une chaîne complète du métal. Cette concentration d'entreprises métallurgiques dans un espace rural fait de la vallée de la Blaise l'un des couloirs industriels les plus denses du Grand Est, où l'emploi ouvrier qualifié se transmet de génération en génération.
Villes industrielles et zones d'activités
Saint-Dizier, plus grande ville du département, demeure le principal pôle industriel du nord haut-marnais, entre fonderie, mécanique, plasturgie et logistique, sur les rives de la Marne. Chaumont, la préfecture, mêle services, agroalimentaire, mécanique et industries graphiques, tout en conservant la mémoire de sa ganterie. Langres, cité fortifiée du plateau, associe coutellerie, transformation laitière et petites industries, tandis que Nogent concentre les technologies médicales et le décolletage de précision.
Le maillage se complète par des bourgs industriels comme Joinville, Wassy, Bologne, Froncles et Eurville-Bienville, où subsistent fonderies, ateliers mécaniques et unités agroalimentaires. Les zones d'activités aménagées le long des grands axes accueillent PME et implantations logistiques. Cette répartition fine de l'industrie sur l'ensemble du territoire, y compris dans les plus petites communes, constitue une caractéristique forte de la Haute-Marne, département rural mais parmi les plus manufacturiers de France au regard de sa population.
Forêts, lac du Der et cadre naturel
La Haute-Marne compte parmi les départements les plus boisés de France, avec de vastes massifs de chênes et de hêtres qui alimentent scieries, menuiseries, fabricants d'emballage et filière bois-énergie. Cette ressource forestière, exploitée de façon durable, soutient une industrie de première et de seconde transformation et nourrit l'artisanat du meuble. Le bois se conjugue à la pierre et à l'eau pour façonner des paysages qui font aussi la richesse touristique du territoire, entre plateau de Langres et forêts domaniales.
À la limite nord du département, le lac du Der-Chantecoq, l'un des plus grands lacs artificiels d'Europe, régule les crues de la Marne et attire une importante fréquentation, notamment ornithologique. Plus au sud, le lac de la Liez et les réservoirs du canal entre Champagne et Bourgogne complètent ce dispositif hydraulique. Cette abondance d'eau, longtemps utilisée par les forges et les moulins, constitue aujourd'hui un atout pour l'agriculture, l'industrie agroalimentaire, la production d'énergie et la qualité de vie qui participe de l'attractivité du département.
Plasturgie, emballage et sous-traitance
Aux côtés de la métallurgie, la Haute-Marne accueille des activités de plasturgie, d'injection plastique, d'emballage et de transformation qui fournissent l'automobile, l'agroalimentaire et les biens de consommation. Ces PME, implantées dans les zones d'activités de Saint-Dizier, Chaumont et Langres, complètent l'offre de sous-traitance industrielle du département et diversifient un tissu longtemps dominé par la fonte et l'acier. La fabrication de composants techniques, de pièces plastiques et de conditionnements illustre l'adaptation permanente du savoir-faire haut-marnais aux besoins des donneurs d'ordres régionaux et nationaux, dans une logique de proximité et de réactivité qui séduit les industriels en quête de partenaires fiables.
Repères sur l'industrie de la Haute-Marne
Située en région Grand Est, l'industrie de la Haute-Marne s'organise autour de sa préfecture, Chaumont, et de ses sous-préfectures (Langres, Saint-Dizier), au contact des territoires voisins (Marne, Meuse, Vosges, Haute-Saône, Côte-d'Or, Aube). Ce positionnement façonne ses bassins d'emploi, ses réseaux de sous-traitance et ses flux logistiques, et explique la répartition de ses sites de production sur l'ensemble du territoire.
Questions fréquentes
Quelles sont les principales filières industrielles de la Haute-Marne ? Le tissu productif local est notamment porté par : Métallurgie et fonderie, coutellerie et instruments, mécanique et découpage, agroalimentaire laitier, bois et forêt. Où consulter les entreprises du territoire ? La liste des entreprises industrielles de la Haute-Marne référencées dans l'annuaire figure en haut de cette page ; chaque fiche précise l'identité de la société, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE (base SIRENE). Vous dirigez une entreprise industrielle de la Haute-Marne qui n'apparaît pas encore ? Vous pouvez demander son référencement afin de gagner en visibilité auprès des acheteurs, des donneurs d'ordre, des partenaires et des candidats à l'embauche du territoire.