Les entreprises industrielles de la Manche référencées
Retrouvez ci-dessous les entreprises industrielles de la Manche présentes dans l'annuaire. Chaque fiche détaille l'identité de l'entreprise, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE. L'annuaire s'enrichit progressivement : si votre entreprise n'y figure pas encore, vous pouvez demander son référencement.
- Pigeon Granulats Normandie · Autres industries extractives
| Préfecture | Saint-Lô |
|---|---|
| Sous-préfectures | Avranches, Cherbourg, Coutances |
| Région | Normandie |
| Départements limitrophes | Calvados, Orne, Ille-et-Vilaine |
| Filières industrielles fortes | Nucléaire et énergie, construction navale et défense, agroalimentaire et produits laitiers, câbles et électronique, matériaux et granit, produits de la mer |
Presqu'île ouverte sur la Manche, le département de la Manche est l'un des grands pôles français de l'énergie et de la construction navale. Le Cotentin concentre le retraitement nucléaire d'Orano La Hague, la centrale d'EDF Flamanville et les sous-marins de Naval Group à Cherbourg, tandis que le bocage nourrit une puissante filière laitière et agroalimentaire. De Saint-Lô à Avranches, l'industrie de la Manche associe haute technologie, agroalimentaire et matériaux.
Le Cotentin, capitale française du nucléaire
Le nord du département de la Manche abrite l'une des plus fortes concentrations d'installations nucléaires d'Europe. À la pointe du Cotentin, l'usine Orano de La Hague assure le retraitement du combustible usé des centrales françaises et étrangères, employant plusieurs milliers de salariés et de sous-traitants. À quelques kilomètres, la centrale d'EDF de Flamanville exploite deux réacteurs historiques ainsi que le réacteur de nouvelle génération EPR, symbole de la relance de l'atome civil.
Cet ensemble est complété par le Centre de stockage de la Manche de l'ANDRA, premier centre français de stockage de déchets de faible et moyenne activité, aujourd'hui en phase de surveillance. Autour de ces géants gravite un dense réseau de prestataires spécialisés dans la maintenance nucléaire, la robotique, la radioprotection, le génie civil et l'ingénierie. Avec les grands programmes annoncés, plusieurs milliers d'emplois industriels supplémentaires sont attendus dans le nord Cotentin au cours de la prochaine décennie.
Cherbourg, port militaire et construction navale
Cherbourg-en-Cotentin, plus grande ville du département, est un pôle naval et de défense majeur. L'arsenal, exploité par Naval Group, y construit les sous-marins de la Marine nationale, dont les sous-marins nucléaires d'attaque de type Barracuda et les sous-marins lanceurs d'engins. Cette activité de très haute technologie mobilise soudeurs, chaudronniers, électroniciens et ingénieurs, et structure une filière de sous-traitance de pointe.
À ses côtés, les Constructions Mécaniques de Normandie conçoivent navires militaires d'exportation, patrouilleurs et yachts de grande taille. Le port de Cherbourg, en eau profonde, se positionne aussi comme base logistique de l'éolien en mer, avec des installations dédiées à la fabrication et à l'assemblage de fondations et de pales pour les parcs offshore normands. La ville conjugue ainsi défense, énergies marines et réparation navale.
L'agroalimentaire et la puissance laitière du bocage
Premier département laitier de Normandie, la Manche vit intensément de l'élevage bovin et de la transformation du lait. Le bocage, quadrillé de haies et de prairies, alimente une industrie agroalimentaire de premier plan. Les Maîtres Laitiers du Cotentin, coopérative implantée à Sottevast, transforment le lait en produits frais, ultra-frais et desserts, tandis que d'autres laiteries et fromageries valorisent beurre, crème et fromages normands.
La filière viande est également puissante, avec de grands abattoirs et ateliers de découpe qui approvisionnent la grande distribution et l'exportation. Les produits de la mer complètent ce socle : ostréiculture et mytiliculture de la côte ouest (huîtres de Normandie, moules de bouchot de la baie du Mont-Saint-Michel), pêche débarquée à Cherbourg et Granville, et ateliers de transformation. L'agroalimentaire constitue, avec l'énergie, l'un des deux poumons de l'économie de la Manche.
Câbles, électronique et industries de spécialité
Le sud de la Manche accueille un fleuron industriel : Acome, société coopérative implantée près de Mortain, spécialisée dans les câbles, les fils et la fibre optique pour les télécommunications, l'automobile et le ferroviaire. Cette entreprise, l'un des plus gros employeurs privés du département, illustre l'ancrage d'une industrie technologique de pointe en milieu rural.
À Saint-Lô, Coutances et Avranches, un tissu de PME travaille la plasturgie, la mécanique, l'électronique et l'agroéquipement. La Manche abrite aussi des activités de conditionnement, d'emballage et de fabrication de biens intermédiaires. Cette diversité industrielle, souvent méconnue, complète les deux grandes filières phares et contribue à la résilience de l'emploi manufacturier.
Matériaux, granit et extraction
Le sous-sol de la Manche fournit une ressource emblématique : le granit. Les carrières du sud du département et les célèbres îles Chausey ont fourni la pierre de nombreux monuments, dont le Mont-Saint-Michel. L'extraction de granulats, de sables et de matériaux de construction reste une activité économique importante, indispensable aux chantiers du BTP normand et à la construction régionale.
Ces industries extractives alimentent les centrales à béton, la préfabrication et les travaux publics. Elles s'inscrivent dans une logique d'approvisionnement de proximité, réduisant les transports et valorisant les ressources locales. La transformation de la pierre, taillée ou concassée, prolonge un savoir-faire minéral ancien, aujourd'hui soumis aux exigences croissantes de gestion durable des carrières et de réhabilitation des sites.
Géographie, logistique et enjeux d'avenir
Presqu'île baignée par la Manche sur trois côtés, le département est traversé par la Vire, la Sienne, la Sée, la Sélune et la Douve. Le port de Cherbourg, en eau profonde, ouvre des liaisons transmanche vers l'Angleterre et l'Irlande et sert de base à l'éolien en mer. L'autoroute A84, reliant Caen à Rennes par Avranches, et la RN13 vers Cherbourg désenclavent le territoire et facilitent les flux industriels et logistiques.
L'avenir de la Manche se joue autour de la relance nucléaire, des chantiers navals, des énergies marines renouvelables et de la modernisation de l'agroalimentaire. Le territoire, labellisé Territoires d'industrie, doit relever le défi du recrutement de milliers de techniciens et ingénieurs, du logement et de la formation. La combinaison rare d'une industrie de très haute technologie et d'un socle agricole puissant place la Manche parmi les départements les plus dynamiques de l'ouest de la France.
Villedieu-les-Poêles, cité du cuivre et des cloches
Au sud du département, Villedieu-les-Poêles perpétue l'un des plus anciens savoir-faire industriels de Normandie : le travail du cuivre. Surnommée la cité du cuivre et labellisée Ville et Métiers d'Art, la commune doit sa réputation à la dinanderie, l'art de façonner et de marteler le métal rouge en poêles, chaudrons, casseroles et objets décoratifs. L'Atelier du Cuivre et plusieurs ateliers de poêliers-dinandiers y maintiennent une production reconnue, entre artisanat d'art et petite industrie, qui attire visiteurs et amateurs de belles pièces.
Villedieu abrite aussi la Fonderie Cornille-Havard, l'une des dernières fonderies de cloches de France, qui a coulé des cloches pour de nombreux édifices, dont la cathédrale Notre-Dame de Paris. Ce savoir-faire de la fonte du bronze, transmis depuis des siècles, illustre la profondeur de la culture métallurgique manchoise. Autour de ces ateliers emblématiques gravitent des activités de fonderie, de traitement de surface et de fabrication d'objets métalliques qui font du sud-Manche un territoire de la transformation des métaux non ferreux, à la croisée du patrimoine et de la production.
Granville, la mer, le nautisme et l'agroalimentaire
Granville, sur la côte ouest, est l'un des grands ports de pêche de Normandie, réputé pour ses débarquements de coquilles Saint-Jacques, de bulots et de coquillages. Autour du port se sont développés des ateliers de transformation des produits de la mer, de mareyage et de conditionnement, ainsi qu'une activité de construction et de réparation navale tournée vers la plaisance et la pêche. La cité corsaire conjugue économie maritime, tourisme et petite industrie littorale.
À l'intérieur des terres, Coutances et le Coutançais accueillent des unités agroalimentaires, laitières et de mécanique, tandis que la baie du Mont-Saint-Michel porte la conchyliculture : les moules de bouchot AOP et les huîtres y font vivre de nombreux ateliers d'expédition. Cette économie des produits de la mer, de la pêche à la transformation, complète la puissance laitière du bocage et confère au littoral manchois une identité agroalimentaire singulière, ancrée dans la qualité et les signes d'origine.
Avranches et le sud-Manche, portes de la baie
Avranches, sous-préfecture dominant la baie du Mont-Saint-Michel, anime un bassin où l'agroalimentaire, l'imprimerie, la mécanique et le tourisme se conjuguent. La ville, célèbre pour les manuscrits du Mont, accueille des PME de transformation, de conditionnement et de services à l'industrie. Le long de la Sélune et de la Sée, les bourgs du sud-Manche abritent laiteries, ateliers agroalimentaires et unités de plasturgie qui prolongent le tissu productif du bocage.
Ce sud du département, à la charnière de la Bretagne et de la Normandie, tire parti de l'autoroute A84 qui relie Caen à Rennes. La proximité de la baie et de son maraîchage, la conchyliculture et l'élevage nourrissent des industries de transformation, tandis que Ducey, Saint-Hilaire-du-Harcouët et Mortain accueillent des entreprises de mécanique, de câbles et d'agroéquipement. Cette vitalité rurale, souvent discrète, complète les grands pôles du Cotentin et confère à la Manche un maillage industriel réparti sur l'ensemble de son territoire.
Un héritage industriel forgé par la mer et le bocage
L'histoire industrielle de la Manche plonge ses racines dans les ressources d'une presqu'île tournée vers la mer. Les chantiers navals de Cherbourg, nés au XIXe siècle avec l'arsenal impérial, ont fait de la ville un pôle militaire et technique de premier rang. Le travail du granit de Chausey et du sud-Manche a fourni la pierre des ports, des digues et des monuments, tandis que la dinanderie de Villedieu diffusait le cuivre normand dans toute la France.
Le bocage, avec ses moulins, ses tanneries et ses forges alimentées par les rivières, a préparé le terrain à l'essor laitier et agroalimentaire du XXe siècle. De la Vire à la Sélune, l'énergie hydraulique a longtemps animé une industrie rurale diffuse. Cette double tradition, maritime et bocagère, explique la physionomie actuelle du département : une industrie de très haute technologie sur le littoral nord, un socle agroalimentaire puissant dans les terres, et des savoir-faire artisanaux et métallurgiques enracinés dans les bourgs.
Formation, emploi et Territoires d'industrie
L'industrie de la Manche représente une part élevée de l'emploi salarié, portée par les grands sites du Cotentin et par un dense réseau de PME agroalimentaires et mécaniques. La relance nucléaire, les chantiers de Naval Group et le développement de l'éolien en mer génèrent des besoins massifs en soudeurs, chaudronniers, électrotechniciens, roboticiens et ingénieurs, que les entreprises peinent parfois à satisfaire. Le recrutement et le logement figurent parmi les principaux défis du nord Cotentin.
Pour y répondre, le territoire s'appuie sur des lycées professionnels, des campus des métiers dédiés à l'énergie et à la maintenance, ainsi que sur des formations en agroalimentaire et en mécanique implantées à Cherbourg, Saint-Lô et Coutances. Labellisé Territoires d'industrie, le Cotentin coordonne les efforts des industriels, des collectivités et des organismes de formation pour attirer et former la main-d'oeuvre. Cette mobilisation autour des compétences constitue un levier décisif pour transformer les grands programmes énergétiques et navals en emplois durables et en retombées locales.
Plasturgie, mécanique et biens intermédiaires
Autour de Saint-Lô, de Coutances et du sud du département, un tissu de PME travaille la plasturgie, la mécanique, le traitement des métaux et la fabrication d'équipements. Injection plastique, usinage, fabrication de pièces techniques et d'équipements électriques répondent aux besoins de l'automobile, de l'agroéquipement et de l'agroalimentaire local. Ces activités de biens intermédiaires, souvent méconnues, assurent la profondeur du tissu industriel manchois et complètent les grands pôles du Cotentin.
La présence d'Acome près de Mortain, spécialiste des câbles et de la fibre optique, illustre la capacité de ce territoire rural à héberger une industrie technologique de rang national. Autour de ces entreprises structurantes, la sous-traitance, la maintenance et les services à l'industrie créent des emplois qualifiés et diffusent l'innovation dans les bourgs, confortant l'ancrage manufacturier de la Manche.
Repères sur l'industrie de la Manche
Située en région Normandie, l'industrie de la Manche s'organise autour de sa préfecture, Saint-Lô, et de ses sous-préfectures (Avranches, Cherbourg, Coutances), au contact des territoires voisins (Calvados, Orne, Ille-et-Vilaine). Ce positionnement façonne ses bassins d'emploi, ses réseaux de sous-traitance et ses flux logistiques, et explique la répartition de ses sites de production sur l'ensemble du territoire.
Questions fréquentes
Quelles sont les principales filières industrielles de la Manche ? Le tissu productif local est notamment porté par : Nucléaire et énergie, construction navale et défense, agroalimentaire et produits laitiers, câbles et électronique, matériaux et granit, produits de la mer. Où consulter les entreprises du territoire ? La liste des entreprises industrielles de la Manche référencées dans l'annuaire figure en haut de cette page ; chaque fiche précise l'identité de la société, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE (base SIRENE). Vous dirigez une entreprise industrielle de la Manche qui n'apparaît pas encore ? Vous pouvez demander son référencement afin de gagner en visibilité auprès des acheteurs, des donneurs d'ordre, des partenaires et des candidats à l'embauche du territoire.