Les entreprises industrielles d'Ille-et-Vilaine référencées

Retrouvez ci-dessous les entreprises industrielles d'Ille-et-Vilaine présentes dans l'annuaire. Chaque fiche détaille l'identité de l'entreprise, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE. L'annuaire s'enrichit progressivement : si votre entreprise n'y figure pas encore, vous pouvez demander son référencement.

PréfectureRennes
Sous-préfecturesFougères, Redon, Saint-Malo
RégionBretagne
Départements limitrophesCôtes-d'Armor, Morbihan, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Manche
Filières industrielles fortesAutomobile, agroalimentaire, électronique et numérique, cosmétique et nutrition végétale, imprimerie

Portée par la métropole rennaise, l'une des plus dynamiques de France, l'Ille-et-Vilaine associe une puissante industrie automobile, un tissu agroalimentaire de premier plan et un pôle numérique et électronique en plein essor. De l'usine automobile de La Janais aux ateliers d'électronique de Fougères, des boulangeries industrielles de Rennes aux fertilisants de Saint-Malo, le département breton conjugue grands sites emblématiques et PME innovantes. Ouvert sur la Manche au nord et irrigué par la Vilaine, ce territoire de recherche et de production incarne une Bretagne orientale résolument tournée vers l'avenir.

L'automobile et La Janais

L'industrie d'Ille-et-Vilaine a longtemps été identifiée à l'automobile. À Chartres-de-Bretagne, au sud de Rennes, le site de La Janais ouvert par Citroën en 1961 est devenu le premier employeur industriel de la métropole. Aujourd'hui dans le giron de Stellantis, l'usine a produit des générations de véhicules et fait vivre tout un écosystème d'équipementiers et de sous-traitants en emboutissage, tôlerie, montage et logistique. Confrontée aux mutations de la filière, elle engage une profonde reconversion, ouvrant ses vastes emprises à de nouvelles activités industrielles et à des projets liés à la mobilité de demain.

Autour de ce site historique gravite un réseau de fournisseurs de rang 1 et 2, spécialisés dans les pièces plastiques, la fonderie, le câblage et les équipements. Cette culture automobile a diffusé dans le bassin rennais des compétences en process, en qualité et en robotique qui bénéficient aujourd'hui à d'autres secteurs de production.

La reconversion progressive des vastes emprises de La Janais, engagée avec le soutien de la métropole, illustre la volonté de faire de ce site un pôle d'activités diversifié tourné vers la mobilité durable, le recyclage des matériaux et l'accueil de nouveaux industriels. Ce mouvement s'inscrit dans une stratégie régionale de maintien de l'emploi industriel, dans un secteur automobile européen bouleversé par l'électrification. Le savoir-faire des équipementiers bretilliens en injection plastique, en assemblage et en électronique embarquée constitue un atout pour capter les productions liées aux batteries, aux bornes de recharge et aux véhicules décarbonés.

Rennes, métropole du numérique et de l'agroalimentaire

Capitale régionale, Rennes est un moteur d'innovation. La technopole Rennes Atalante, l'institut de recherche technologique b-com et les grands laboratoires font de la ville un pôle national du numérique, des télécoms et de la cybersécurité, avec un large écosystème d'éditeurs, d'ESN et de start-up. Cette économie de la connaissance dialogue avec une industrie de production bien présente.

L'agroalimentaire occupe une place centrale : à Servon-sur-Vilaine, Bridor (groupe Le Duff) fabrique et surgèle viennoiseries, pains et pâtisseries exportés dans le monde entier, tandis que le bassin rennais concentre transformation laitière, plats préparés, biscuiterie et boissons. L'imprimerie et les arts graphiques y ont aussi une tradition forte, illustrée par l'histoire d'Oberthür. La proximité des exploitations agricoles bretonnes assure aux industriels un approvisionnement de qualité et de proximité.

Rennes est également un pôle de l'édition, de l'imprimerie et de l'audiovisuel, ainsi qu'un centre de recherche en télécommunications hérité du CCETT et des laboratoires d'Orange. La ville accueille des sièges et des centres de décision, un tissu dense de bureaux d'études et une industrie de l'équipement automobile et électronique. Le marché d'intérêt national et les industries de la logistique complètent une économie métropolitaine où la production côtoie les services à haute valeur ajoutée. Cette diversité protège le bassin rennais des retournements sectoriels et en fait l'un des territoires les plus résilients de l'ouest de la France.

Fougères, capitale de l'électronique et du cuir

Ancienne capitale de la chaussure, Fougères a su reconvertir son savoir-faire manufacturier vers l'électronique. La ville accueille des activités de haute technologie, notamment dans les cartes électroniques, les composants et les systèmes embarqués, avec la présence d'acteurs liés à l'électronique de défense et de sécurité comme les métiers du groupe Safran. Cette mutation, réussie à partir d'une tradition de précision et de main-d'oeuvre qualifiée, illustre la capacité d'adaptation du pays de Fougères.

La cité conserve par ailleurs une industrie du cuir et de la chaussure de niche, un pôle de verrerie et un tissu de mécanique et de plasturgie. Aux portes de la Normandie et de la Mayenne, Fougères bénéficie d'une position de carrefour et d'un foncier attractif, atouts pour l'accueil de nouvelles unités de production.

La reconversion fougeraise est souvent citée comme un modèle : d'une mono-industrie de la chaussure, qui employa jusqu'à plusieurs milliers d'ouvriers, la ville est passée à une économie diversifiée mêlant électronique, agroalimentaire et santé. Cette transition a préservé une identité ouvrière et un attachement au travail bien fait, tout en attirant des activités de sous-traitance électronique exigeantes. Le pays de Fougères entretient ainsi une culture industrielle vivante, portée par des lycées techniques et une main-d'oeuvre habituée aux gestes de précision et au contrôle qualité.

Vitré, Saint-Malo et Redon

À l'est, Vitré et le pays vitréen forment l'un des bassins d'emploi les plus industriels de Bretagne, avec un taux d'activité industrielle remarquable. L'agroalimentaire y domine, notamment avec les unités d'abattage et de transformation de viande (SVA Jean Rozé, filiale d'Intermarché), la cosmétique et les compléments alimentaires. Le dynamisme du pays de Vitré témoigne de la vitalité industrielle des marges bretonnes. Le bassin vitréen se distingue par un taux de chômage parmi les plus bas de France et une forte densité d'ETI familiales, dans l'agroalimentaire, la mécanique, la plasturgie et le bois. Cette réussite, souvent qualifiée de miracle vitréen, repose sur un maillage de PME performantes, un ancrage local des dirigeants et une main-d'oeuvre stable, aux confins de la Bretagne et de la Mayenne.

Au nord, Saint-Malo conjugue port de commerce, pêche et industrie. La cité corsaire abrite le siège du groupe Roullier (Timac Agro), leader de la nutrition végétale et des fertilisants, ainsi qu'une industrie agroalimentaire et de la transformation des produits de la mer. Le port assure l'importation d'engrais, de bois et de vracs. Au sud, Redon, ville-carrefour partagée avec le Morbihan et la Loire-Atlantique, accueille des activités de mécanique, d'équipement automobile et de transformation, à la confluence de la Vilaine et de l'Oust.

Saint-Malo, port et nutrition végétale

La cité malouine mérite une attention particulière. Autour du groupe Roullier, né à Saint-Malo et devenu un leader mondial de la nutrition des plantes, des animaux et de la santé humaine, s'est constitué un pôle de recherche et de production de fertilisants et de biostimulants exportés sur tous les continents. Le port de commerce de Saint-Malo, deuxième de Bretagne, importe engrais, bois, sables et céréales, et soutient une activité de conditionnement et de logistique portuaire. La ville abrite aussi une industrie agroalimentaire (produits de la mer, biscuiterie) et des sièges d'enseignes textiles, faisant de la baie un carrefour d'échanges entre la Bretagne, la Normandie et l'Angleterre.

Géographie, axes et logistique

La géographie d'Ille-et-Vilaine favorise l'industrie et les échanges. La Vilaine, qui donne son nom au département, traverse Rennes et Redon avant de rejoindre l'Atlantique, tandis que l'Ille, la Rance et le Couesnon (frontière avec la Normandie près du Mont-Saint-Michel) complètent le réseau hydrographique. Rennes constitue un noeud routier et ferroviaire majeur : la LGV Bretagne-Pays de la Loire place la ville à environ 1h30 de Paris, atout décisif pour l'implantation des entreprises. Au nord, le Couesnon, qui se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel, marque la frontière historique avec la Normandie et borde un pays de bocage propice à l'agroalimentaire.

Les autoroutes et voies express gratuites (N12 vers Saint-Brieuc, N157 vers Laval, N137 vers Nantes, N24 vers Lorient, N176 vers Saint-Malo) irriguent l'ensemble du département et connectent ses bassins industriels. Le port de Saint-Malo, ses liaisons transmanche et l'aéroport de Rennes complètent une offre logistique de premier rang à l'échelle bretonne.

Cette position de porte d'entrée de la Bretagne confère à l'Ille-et-Vilaine un rôle de plaque tournante : marchandises, matières premières et produits finis y transitent entre la péninsule armoricaine et le reste de la France. Les plateformes logistiques de la périphérie rennaise, la proximité du grand port de Nantes-Saint-Nazaire et l'ouverture maritime de Saint-Malo offrent aux industriels une combinaison de modes de transport rare dans l'ouest. Le développement du fret ferroviaire et la modernisation des zones d'activités renforcent cet atout, essentiel pour l'exportation des productions agroalimentaires et manufacturières du département.

Savoir-faire, emploi et formation

Département jeune et étudiant, l'Ille-et-Vilaine dispose d'un vivier de compétences exceptionnel. L'université de Rennes, les écoles d'ingénieurs (INSA, CentraleSupélec, ENSAI), l'école de la cyberdéfense et de nombreux BTS et licences professionnelles alimentent en cadres et techniciens les filières industrielles. Cette offre de formation soutient aussi bien l'automobile que l'électronique, l'agroalimentaire ou le numérique.

Le tissu productif combine grands groupes (Stellantis, Le Duff, Roullier, Intermarché) et un maillage dense de PME et d'ETI familiales. Les pôles de compétitivité et les clusters, autour de l'agroalimentaire, du numérique et de la cybersécurité, structurent les coopérations entre recherche et industrie, faisant de la métropole rennaise un laboratoire des transitions industrielles.

La démographie joue en faveur du département : l'Ille-et-Vilaine figure parmi les territoires français les plus attractifs, gagnant chaque année des habitants et des actifs. Cette dynamique alimente le marché du travail industriel, mais tend aussi le foncier et le logement autour de Rennes. Les entreprises rivalisent d'initiatives pour attirer et fidéliser techniciens et ingénieurs, dans un contexte de concurrence avec les services et le numérique. La qualité de vie, l'offre culturelle et la proximité du littoral constituent des arguments décisifs pour ancrer les compétences sur le territoire bretillien.

Le département a par ailleurs vu émerger une filière cosmétique et santé, avec des façonniers et des laboratoires implantés dans les bassins de Vitré et de Rennes, ainsi qu'une industrie du bois et de l'ameublement dans les marges rurales. Cette montée en compétences se double d'un effort continu sur l'apprentissage et la formation continue, indispensable pour accompagner l'automatisation des ateliers et la transformation numérique des PME industrielles.

Enjeux d'avenir de l'industrie bretilienne

L'industrie d'Ille-et-Vilaine se réinvente. La reconversion de La Janais symbolise le passage vers la mobilité décarbonée et l'accueil de nouvelles productions sur de vastes emprises industrielles. L'agroalimentaire investit dans l'automatisation, la qualité nutritionnelle et la réduction de son empreinte environnementale. L'électronique et le numérique montent en gamme sur les systèmes embarqués, la cybersécurité et l'intelligence artificielle.

Les enjeux portent sur la décarbonation des sites, l'attractivité des métiers de production dans un marché de l'emploi tendu, et le foncier économique face à la pression démographique de la métropole. Fort de sa recherche, de sa jeunesse et de la diversité de ses filières, le département possède tous les leviers pour rester à l'avant-garde de l'industrie bretonne.

La complémentarité entre la métropole rennaise, tournée vers la recherche et le numérique, et les bassins industriels de Vitré, Fougères, Redon et Saint-Malo, plus tournés vers la production, offre un modèle équilibré. En articulant grands groupes, ETI familiales et start-up, en misant sur la formation et l'attractivité, l'Ille-et-Vilaine entend transformer ses atouts en emplois industriels durables, capables de résister aux mutations de l'automobile, de l'agroalimentaire et de l'électronique.

Repères sur l'industrie d'Ille-et-Vilaine

Située en région Bretagne, l'industrie d'Ille-et-Vilaine s'organise autour de sa préfecture, Rennes, et de ses sous-préfectures (Fougères, Redon, Saint-Malo), au contact des territoires voisins (Côtes-d'Armor, Morbihan, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Manche). Ce positionnement façonne ses bassins d'emploi, ses réseaux de sous-traitance et ses flux logistiques, et explique la répartition de ses sites de production sur l'ensemble du territoire.

Questions fréquentes

Quelles sont les principales filières industrielles d'Ille-et-Vilaine ? Le tissu productif local est notamment porté par : Automobile, agroalimentaire, électronique et numérique, cosmétique et nutrition végétale, imprimerie. Où consulter les entreprises du territoire ? La liste des entreprises industrielles d'Ille-et-Vilaine référencées dans l'annuaire figure en haut de cette page ; chaque fiche précise l'identité de la société, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE (base SIRENE). Vous dirigez une entreprise industrielle d'Ille-et-Vilaine qui n'apparaît pas encore ? Vous pouvez demander son référencement afin de gagner en visibilité auprès des acheteurs, des donneurs d'ordre, des partenaires et des candidats à l'embauche du territoire.