Les entreprises industrielles du Gers référencées

Retrouvez ci-dessous les entreprises industrielles du Gers présentes dans l'annuaire. Chaque fiche détaille l'identité de l'entreprise, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE. L'annuaire s'enrichit progressivement : si votre entreprise n'y figure pas encore, vous pouvez demander son référencement.

PréfectureAuch
Sous-préfecturesCondom, Mirande
RégionOccitanie
Départements limitrophesLandes, Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques
Filières industrielles fortesAgroalimentaire et gastronomie, spiritueux et vins, construction métallique, aéronautique et mécanique, agroéquipement, bois

Coeur de la Gascogne, le Gers est un département rural dont l'industrie s'enracine dans l'excellence agroalimentaire : foie gras, canard gras, Armagnac et vins de Gascogne y forgent une réputation mondiale. Autour de ce socle gravitent une solide construction métallique, une sous-traitance aéronautique tournée vers Toulouse et un tissu de PME mécaniques et agroéquipements. Traversé par un éventail de rivières descendant du plateau de Lannemezan, ce territoire vallonné conjugue terroir gastronomique et savoir-faire manufacturier.

L'agroalimentaire, moteur de l'industrie gersoise

L'agroalimentaire constitue le premier pilier industriel du Gers. Le département est l'un des grands bassins français du foie gras et du canard gras, avec des ateliers de gavage, d'abattage et de transformation répartis autour de Gimont, Samatan, Seissan et Auch. Des marques réputées de la gastronomie du Sud-Ouest, dont des maisons spécialisées dans les produits de canard et les conserves fines, y emploient une main-d'oeuvre nombreuse et valorisent un savoir-faire de terroir reconnu.

Cette filière s'appuie sur les célèbres marchés au gras de Samatan et de Gimont, points de rencontre entre producteurs et transformateurs. Autour de la volaille et du canard gravitent la conserverie, la fabrication de plats préparés, la transformation des viandes et la production d'ail blanc de Lomagne. La meunerie, l'alimentation animale et le négoce de céréales complètent ce paysage, faisant du Gers un département où l'industrie prolonge naturellement une agriculture de qualité.

Le Gers est aussi un grand producteur de céréales, de tournesol, de soja et de légumes secs, transformés par des coopératives et des industriels de l'agrofourniture. Ces groupes coopératifs, parmi les premiers employeurs du département, développent des activités de trituration, de fabrication d'aliments pour animaux et de valorisation des protéines végétales. L'ail blanc de Lomagne, l'ail rose et le melon comptent parmi les productions phares, associées à des stations de conditionnement et à une logistique agroalimentaire structurante pour le tissu rural.

Une agriculture biologique en essor

Le Gers s'est imposé comme l'un des premiers départements français pour l'agriculture biologique, ce qui alimente une transformation de produits bio, de farines, de légumineuses et de spécialités végétales. Cette orientation vers des productions à haute valeur ajoutée et à faible impact environnemental ouvre de nouveaux débouchés industriels et conforte l'image d'un terroir authentique, en phase avec les attentes des consommateurs.

Armagnac et vins de Gascogne

Le Gers abrite le berceau de l'Armagnac, la plus ancienne eau-de-vie de France. Autour de Condom, d'Éauze et du Bas-Armagnac, les maisons de négoce et les domaines perpétuent la distillation et le vieillissement en fûts de chêne de ce spiritueux emblématique. Cette activité, à la frontière de l'artisanat et de l'industrie, structure toute une filière de tonnellerie, de conditionnement et de commercialisation à l'export.

Protégé par une appellation d'origine contrôlée, l'Armagnac se décline en Bas-Armagnac, Ténarèze et Haut-Armagnac, chaque terroir apportant sa signature. Les maisons de négoce assurent le vieillissement de longue durée, l'assemblage et la mise en bouteille de millésimes recherchés par les amateurs du monde entier. Cette industrie du temps long, où les stocks vieillissent parfois plusieurs décennies, demande des savoir-faire rares en distillation à l'alambic armagnacais et une gestion patrimoniale des chais qui font la singularité du Gers.

Le vignoble gascon produit également le Floc de Gascogne et une abondance de vins des Côtes de Gascogne, blancs vifs et fruités exportés dans le monde entier. Les caves coopératives, notamment autour d'Éauze, et les chais privés constituent des unités de vinification et d'embouteillage significatives. Cette économie viticole génère des emplois industriels dans l'embouteillage, la logistique et la fabrication de contenants.

Le vignoble gascon, l'un des plus étendus de France en volume par ses vins de pays, s'appuie sur de vastes caves coopératives qui rassemblent des centaines de viticulteurs. Ces structures industrielles vinifient, conditionnent et commercialisent une production largement exportée, notamment vers l'Europe du Nord et les marchés anglo-saxons. Le savoir-faire de la tonnellerie et du vieillissement de l'Armagnac entretient par ailleurs des activités de travail du bois de chêne et de fabrication de fûts, à la croisée de l'artisanat et de l'industrie.

Construction métallique et charpente

Le Gers dispose d'un savoir-faire remarquable dans la construction métallique. À Fleurance, la société Castel et Fromaget figure parmi les acteurs historiques de la charpente métallique et de la structure d'acier, réalisant des ouvrages d'envergure pour le bâtiment industriel, commercial et tertiaire partout en France. Cette entreprise emblématique illustre la capacité du département à porter des activités manufacturières de haute technicité en milieu rural.

Autour de la construction métallique s'organise une filière de chaudronnerie, de serrurerie industrielle, de couverture et de bardage. Ces compétences en travail de l'acier irriguent le bassin de Fleurance et alimentent des marchés nationaux exigeants. La fabrication de produits métalliques constitue ainsi l'un des rares foyers industriels lourds d'un département par ailleurs dominé par l'agroalimentaire.

Le succès d'une entreprise de charpente métallique de dimension nationale à Fleurance, petite ville de la vallée du Gers, démontre qu'une industrie exigeante peut prospérer loin des métropoles en s'appuyant sur un savoir-faire pointu et une main-d'oeuvre fidèle. Ce pôle métallurgique irrigue le bassin en emplois qualifiés de soudeurs, de monteurs et de dessinateurs, et entretient un réseau de sous-traitants locaux. Il illustre la diversification industrielle d'un département longtemps réduit à sa seule image agricole et gastronomique.

Aéronautique, mécanique et proximité toulousaine

La proximité de Toulouse, capitale européenne de l'aéronautique, profite à l'est du Gers. Des sous-traitants et équipementiers y fabriquent des pièces mécaniques, des éléments d'usinage et des composants destinés à la filière aéronautique et spatiale. Cette influence irrigue les zones d'activités proches de la Haute-Garonne et offre des débouchés aux ateliers de mécanique de précision gersois.

Le département accueille par ailleurs des activités de fabrication de machines, d'agroéquipement et de matériels destinés à l'agriculture et à la viticulture, en cohérence avec son identité rurale. À Nogaro, connue pour son circuit automobile Paul Armagnac, se sont développées des compétences en mécanique, en préparation et en équipements liés au sport automobile. Ces PME mécaniques complètent un tissu productif diversifié et ancré dans les savoir-faire locaux.

L'agroéquipement occupe une place à part dans un département où l'agriculture reste centrale : fabrication et maintenance de matériels de récolte, d'irrigation, de pulvérisation et d'équipements viticoles répondent aux besoins des exploitations locales. Ces entreprises, en prise directe avec les évolutions de l'agriculture de précision, développent des solutions adaptées aux grandes cultures gasconnes et à la viticulture, contribuant à moderniser un secteur agricole en pleine mutation.

La Mécanique Vallée gasconne, bien que modeste face aux grands bassins voisins, bénéficie de la dynamique aéronautique régionale portée par Airbus et ses équipementiers. Les entreprises gersoises se positionnent sur des pièces de précision, des outillages et des sous-ensembles, tout en diversifiant leurs marchés vers l'énergie, le ferroviaire et l'agroéquipement. Cette capacité d'adaptation, alliée à des coûts d'implantation attractifs, constitue un argument pour attirer de nouvelles activités dans un contexte de relocalisation industrielle.

Bois, cosmétique naturelle et diversification

La ressource forestière du Gers, moins abondante qu'ailleurs mais bien présente, soutient une filière bois de scieries, de charpente et de fabrication de palettes et d'emballages. À Fleurance, la valorisation des plantes et des actifs naturels a donné naissance à des activités de phytothérapie, de compléments alimentaires et de cosmétique naturelle, illustrant une diversification vers le bien-être et la santé.

Cette orientation vers les produits naturels prolonge la vocation agricole du territoire et ouvre des marchés en croissance. La fabrication de produits de soin, de tisanes et de compléments, ainsi que le conditionnement de plantes séchées, s'appuient sur les cultures locales et sur un positionnement haut de gamme valorisant l'origine gasconne et la naturalité.

L'essor des énergies renouvelables, avec le développement de parcs solaires et de la méthanisation à partir des effluents agricoles, ouvre par ailleurs de nouveaux débouchés à l'ingénierie et à la maintenance dans les campagnes gersoises. Ces installations valorisent les ressources locales et créent des emplois techniques dans un territoire rural. La conjonction de l'agriculture biologique, des produits naturels et des énergies vertes dessine une trajectoire industrielle originale, ancrée dans la durabilité et la valorisation du terroir.

Géographie, rivières et logistique

Le Gers présente une géographie caractéristique en éventail : de nombreuses rivières, le Gers, la Baïse, la Save, la Gimone et l'Arrats, descendent du plateau de Lannemezan et façonnent des vallées parallèles propices à l'agriculture. Ce relief de coteaux, sans grande ville, impose une organisation industrielle diffuse, répartie entre de nombreux bourgs et petites zones d'activités.

Département enclavé, sans autoroute traversante ni voie ferrée voyageurs à grande capacité, le Gers mise sur les liaisons routières vers Toulouse, Agen et Tarbes pour écouler sa production. Cet éloignement des grands axes constitue un défi logistique pour les industriels, qui valorisent en contrepartie la qualité du cadre de vie et la disponibilité du foncier pour attirer et fidéliser leurs salariés.

La capitale gasconne, Auch, dominée par sa cathédrale et l'escalier monumental menant à la statue de d'Artagnan, concentre les fonctions administratives, commerciales et de services. Elle constitue le principal bassin d'emploi et de formation, complété par les pôles de Condom, tourné vers l'Armagnac, et de Mirande. Cette armature de villes moyennes et de bourgs, sans agglomération dominante, structure une économie industrielle éclatée mais résiliente, où les entreprises tissent des liens étroits avec leur territoire et son identité gasconne.

Emploi, formation et enjeux d'avenir

L'emploi industriel gersois se concentre dans l'agroalimentaire, la construction métallique et la mécanique. Les formations dispensées à Auch et dans les lycées professionnels du département, orientées vers l'agroalimentaire, la maintenance et le travail des métaux, alimentent ces filières. La saisonnalité de certaines activités, liée au canard et à la vigne, structure fortement le marché du travail local.

Les enjeux d'avenir portent sur la montée en gamme des produits du terroir, la modernisation des outils de transformation, la transition énergétique et l'attractivité pour de nouvelles entreprises. Le Gers cherche à conforter ses fleurons industriels tout en développant les énergies renouvelables et la valorisation des ressources agricoles, afin de maintenir un tissu productif vivant au coeur de la Gascogne.

Le département affiche l'un des plus faibles taux de chômage de France, signe d'un tissu économique dynamique malgré sa ruralité. Cette situation crée toutefois des tensions de recrutement, notamment sur les métiers qualifiés de la métallurgie, de la maintenance et de l'agroalimentaire. Les entreprises et les collectivités misent sur l'apprentissage, sur l'accueil de nouveaux habitants et sur la valorisation d'un cadre de vie recherché pour attirer les compétences. La transformation numérique des ateliers et l'automatisation des lignes de production constituent d'autres leviers pour gagner en compétitivité.

Repères sur l'industrie du Gers

Située en région Occitanie, l'industrie du Gers s'organise autour de sa préfecture, Auch, et de ses sous-préfectures (Condom, Mirande), au contact des territoires voisins (Landes, Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques). Ce positionnement façonne ses bassins d'emploi, ses réseaux de sous-traitance et ses flux logistiques, et explique la répartition de ses sites de production sur l'ensemble du territoire.

Questions fréquentes

Quelles sont les principales filières industrielles du Gers ? Le tissu productif local est notamment porté par : Agroalimentaire et gastronomie, spiritueux et vins, construction métallique, aéronautique et mécanique, agroéquipement, bois. Où consulter les entreprises du territoire ? La liste des entreprises industrielles du Gers référencées dans l'annuaire figure en haut de cette page ; chaque fiche précise l'identité de la société, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE (base SIRENE). Vous dirigez une entreprise industrielle du Gers qui n'apparaît pas encore ? Vous pouvez demander son référencement afin de gagner en visibilité auprès des acheteurs, des donneurs d'ordre, des partenaires et des candidats à l'embauche du territoire.