Les entreprises industrielles des Bouches-du-Rhône référencées

Retrouvez ci-dessous les entreprises industrielles des Bouches-du-Rhône présentes dans l'annuaire. Chaque fiche détaille l'identité de l'entreprise, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE. L'annuaire s'enrichit progressivement : si votre entreprise n'y figure pas encore, vous pouvez demander son référencement.

PréfectureMarseille
Sous-préfecturesAix-en-Provence, Arles, Istres
RégionProvence-Alpes-Côte d'Azur
Départements limitrophesVaucluse, Var, Gard
Filières industrielles fortesRaffinage et pétrochimie, sidérurgie, aéronautique, microélectronique, agroalimentaire, logistique portuaire

Adossé au premier complexe portuaire et industriel de France, le département des Bouches-du-Rhône concentre autour de Marseille, de l'étang de Berre et de la zone de Fos-sur-Mer un tissu productif d'ampleur nationale. Raffinage, pétrochimie, sidérurgie, aéronautique, microélectronique et agroalimentaire s'y côtoient sur un littoral dense servi par le Grand Port Maritime de Marseille. Terre de savoir-faire anciens comme le savon de Marseille, le département se réinvente aujourd'hui autour de l'hydrogène, de l'acier bas carbone et des gigafactories annoncées sur la façade méditerranéenne.

Le pôle industrialo-portuaire de Fos et de l'étang de Berre

La colonne vertébrale industrielle des Bouches-du-Rhône s'étire du golfe de Fos jusqu'aux rives de l'étang de Berre. Cette zone, aménagée à partir des années 1960 et 1970 autour du Grand Port Maritime de Marseille, réunit raffineries, vapocraqueurs, unités chimiques et terminaux d'import. À Fos-sur-Mer, l'usine sidérurgique d'ArcelorMittal, dotée de deux hauts fourneaux et d'un train à chaud, demeure l'un des plus gros sites industriels français et engage sa transformation vers l'acier décarboné. À proximité, les terminaux méthaniers d'Elengy à Fos-Tonkin et Fos-Cavaou assurent l'importation de gaz naturel liquéfié.

Le pourtour de l'étang de Berre regroupe pour sa part le raffinage et la pétrochimie. La plateforme de Lavéra, à Martigues, associe le vapocraqueur de Naphtachimie, les productions de LyondellBasell à Berre et l'activité chlore-vinyle de Kem One. La raffinerie de La Mède, exploitée par TotalEnergies, a été reconvertie en bioraffinerie produisant du carburant renouvelable. Cette concentration fait des Bouches-du-Rhône un des premiers bassins chimiques de France, mais elle place aussi le territoire au cœur des enjeux de qualité de l'air et de transition énergétique.

La bascule vers l'hydrogène et l'acier bas carbone

La zone de Fos est devenue un laboratoire de la décarbonation industrielle. Plusieurs projets de gigafactories et d'unités d'hydrogène vert y sont annoncés, portés par l'ambition de bâtir une filière bas carbone à l'échelle méditerranéenne. Ces investissements accompagnent la mutation d'ArcelorMittal vers la réduction directe du minerai et l'électrification des procédés, dessinant un nouveau visage industriel pour le golfe de Fos. La disponibilité foncière, l'accès direct à la mer, le raccordement électrique de forte puissance et la proximité du réseau de transport de gaz font de cette zone l'un des sites les plus convoités de France pour les industries de la transition, des électrolyseurs aux usines de production de batteries et de carburants de synthèse.

Aéronautique, microélectronique et hautes technologies

Au-delà des industries lourdes du littoral, le département s'appuie sur des filières technologiques de premier plan. À Marignane, le site d'Airbus Helicopters constitue l'un des principaux pôles mondiaux de l'hélicoptère civil et militaire, employant plusieurs milliers de personnes et irriguant un réseau dense de sous-traitants mécaniciens et d'équipementiers. L'aéronautique et la maintenance aéronautique structurent une part importante de l'emploi qualifié autour de l'aéroport Marseille-Provence.

La microélectronique est l'autre spécialité de pointe des Bouches-du-Rhône. Le site de STMicroelectronics à Rousset, à l'est d'Aix-en-Provence, fabrique des semi-conducteurs et des cartes à puce, autour desquels s'est développée une grappe d'entreprises spécialisées dans les composants et la sécurité numérique, notamment vers Gémenos et Aix. Ce bassin technologique bénéficie de la proximité des laboratoires et des écoles d'ingénieurs aixois et marseillais, faisant du sud du département un territoire de recherche et développement. Les activités de cartes à puce, de composants sécurisés et de systèmes embarqués y ont fait émerger un pôle d'excellence dans la sécurité numérique et l'internet des objets, prolongé par des entreprises spécialisées dans les capteurs, l'optique et l'instrumentation, souvent en lien avec la recherche publique implantée sur le plateau de l'Arbois et dans la technopole de Château-Gombert à Marseille.

Istres et Salon, aéronautique et défense

L'ouest du département accueille une forte concentration d'activités aéronautiques et de défense. Istres abrite l'une des principales bases aériennes françaises et un centre d'essais en vol majeur, autour desquels gravitent des entreprises de maintenance aéronautique, d'ingénierie et d'équipements. Salon-de-Provence accueille pour sa part l'École de l'air et de nombreux prestataires liés à la formation et au soutien aéronautique. Cette présence militaire et technologique nourrit un tissu de sous-traitants spécialisés dans l'électronique, les matériaux composites et les systèmes embarqués, complémentaire du pôle hélicoptère de Marignane.

Gardanne, de la mine à l'alumine

Ancien bassin minier de Gardanne, longtemps marqué par l'extraction du charbon et par sa centrale thermique reconvertie à la biomasse, la commune conserve une usine de production d'alumine issue du traitement de la bauxite, activité héritière d'une longue tradition chimique provençale. Ce site illustre la capacité du département à faire évoluer ses savoir-faire industriels tout en conservant une base productive.

Agroalimentaire, cosmétique et savoir-faire provençaux

Le patrimoine industriel des Bouches-du-Rhône ne se résume pas aux usines chimiques. Marseille reste une capitale de l'agroalimentaire méditerranéen, avec une longue tradition de transformation des matières premières importées par le port : semoules et pâtes, huiles, épices, torréfaction du café. La ville a vu naître de grandes marques d'apéritifs anisés, dont la maison Ricard, symbole d'un savoir-faire provençal devenu mondial.

Le savon de Marseille, fabriqué selon un procédé de cuisson au chaudron à base d'huiles végétales, demeure l'emblème artisanal et industriel du territoire. Quelques savonneries historiques perpétuent cette production autour de Marseille et de Salon-de-Provence, alimentant une filière cosmétique et de produits d'hygiène naturels en plein renouveau. La confiserie, l'huile d'olive de la vallée des Baux et les productions maraîchères de la Crau complètent ce paysage agroalimentaire enraciné dans le terroir provençal.

Le pays d'Aix et d'Aubagne perpétue par ailleurs des savoir-faire artisanaux devenus industriels. Aubagne demeure une capitale de la terre cuite et de la faïence, réputée pour ses santons et ses ateliers de céramique qui exploitent les argiles locales depuis des siècles. Le calisson d'Aix, confiserie d'amande et de melon confit, la fabrication de tuiles et de matériaux de construction, ainsi que la production de biscuits et de spécialités provençales illustrent la capacité du département à transformer ses ressources et ses traditions en filières économiques structurées, entre patrimoine et marché.

Villes industrielles, zones d'activités et géographie

Autour de Marseille, deuxième ville de France, gravitent plusieurs pôles industriels distincts. Aix-en-Provence et sa périphérie concentrent recherche, microélectronique et services à l'industrie. Martigues, Port-de-Bouc et Fos-sur-Mer portent l'activité lourde du golfe. Istres abrite une importante base aérienne et des activités liées à la défense et aux essais en vol. Vitrolles et Les Pennes-Mirabeau alignent zones logistiques et parcs d'activités le long des grands axes.

À l'ouest, Arles ouvre le département sur la Camargue et le delta du Rhône, avec des activités liées à la logistique fluviale, à l'agriculture et à l'industrie du sel de Salin-de-Giraud. À l'est, Aubagne perpétue les traditions de la terre cuite et de la céramique santonnière, tandis que La Ciotat, ancien haut lieu de la construction navale, s'est reconvertie dans la réparation et le grand carénage de yachts. La géographie du département, entre le Rhône, la Durance, l'étang de Berre et la Méditerranée, a durablement orienté l'implantation des sites vers l'eau, indispensable au refroidissement des procédés et au transport des marchandises.

Un carrefour logistique méditerranéen

Le Grand Port Maritime de Marseille, réparti entre les bassins historiques de Marseille et les bassins ouest de Fos, figure parmi les premiers ports de Méditerranée pour les hydrocarbures, les conteneurs et les vracs. Il est relié à l'arrière-pays par l'autoroute, le fer et le fleuve, faisant des Bouches-du-Rhône une porte d'entrée majeure entre l'Europe, le bassin méditerranéen et l'Asie. Cette fonction de hub explique la présence massive d'entrepôts et de plateformes logistiques dans la plaine de la Crau et autour de l'étang de Berre. La zone industrialo-portuaire de Fos, l'une des plus vastes réserves foncières industrielles de France, offre des surfaces disponibles rares sur le littoral européen, atout décisif pour l'accueil des grands projets énergétiques et manufacturiers en cours d'implantation.

Marseille, réparation navale et renouveau urbain

Au-delà de son rôle de capitale régionale, Marseille conserve un tissu industriel diversifié et une vocation de réparation navale. Les grandes formes de radoub du port, dont la forme 10 capable d'accueillir les plus gros navires, permettent le carénage et la maintenance de paquebots, de porte-conteneurs et de navires de croisière, activité soutenue par des entreprises spécialisées dans la chaudronnerie, la tuyauterie et l'armement naval. Cette industrie de la réparation, adossée au premier port français, emploie une main-d'œuvre technique qualifiée et perpétue un savoir-faire maritime pluriséculaire, complété par des activités de construction de coques, de motorisation et d'équipements portuaires.

La reconquête urbaine portée par l'opération Euroméditerranée a transformé les anciennes friches portuaires du nord de Marseille en quartiers d'affaires, de logistique et d'activités, tout en préservant des espaces dédiés à l'industrie et à la logistique urbaine. La ville accueille également des industries agroalimentaires, pharmaceutiques et de biens de consommation, ainsi qu'un écosystème numérique en essor, connecté par les câbles sous-marins qui font de Marseille l'un des principaux points d'atterrissage de données d'Europe et un hub majeur de centres de données.

La Ciotat, du chantier naval au grand yachting

À l'est du département, La Ciotat a réussi une reconversion exemplaire. Ses anciens chantiers navals, qui construisaient méthaniers et pétroliers, se sont mués en pôle mondial de la réparation et du grand carénage de yachts de très grande taille. Doté d'ascenseurs à bateaux et de formes adaptées aux méga-yachts, le site attire une constellation d'entreprises de peinture, de menuiserie marine, d'électronique et d'aménagement, faisant du bassin ciotaden une référence internationale de la plaisance de luxe et un moteur d'emplois qualifiés.

Emploi, formation et enjeux d'avenir

L'industrie des Bouches-du-Rhône emploie plusieurs dizaines de milliers de salariés, avec une part croissante de métiers qualifiés dans la maintenance industrielle, la conduite d'installations chimiques, l'électronique et l'ingénierie de la transition énergétique. Les universités d'Aix-Marseille, les écoles d'ingénieurs et les organismes de formation continue alimentent ce vivier de compétences, indispensable au renouvellement d'une main-d'œuvre vieillissante dans les grandes plateformes. La forte présence de sites classés Seveso impose par ailleurs des exigences de sûreté et des métiers spécialisés dans la prévention des risques industriels.

Les enjeux d'avenir se cristallisent autour de plusieurs axes : la décarbonation des sites lourds de Fos et de l'étang de Berre, la structuration d'une filière hydrogène et batteries, et la reconquête industrielle portée par les nouveaux investissements annoncés sur le littoral. La maîtrise de la ressource en eau, la réduction des émissions et l'acceptabilité environnementale des projets conditionneront la réussite de cette mutation, dans un département qui conjugue depuis longtemps puissance industrielle et fragilités écologiques. La diversité des filières, de la chimie à la microélectronique, offre néanmoins aux Bouches-du-Rhône une résilience rare parmi les grands territoires productifs français.

Le département bénéficie enfin d'un écosystème de recherche et d'innovation dense, structuré autour du technopôle de l'Arbois, du pôle mondial de compétitivité dédié à la chimie et à l'environnement, et des clusters de la microélectronique et de l'optique. Cette proximité entre laboratoires, grands groupes et start-up favorise l'émergence de solutions dans les matériaux, les procédés propres, le solaire et le stockage d'énergie. Portée par un ensoleillement exceptionnel et par la présence du grand port, la façade méditerranéenne des Bouches-du-Rhône se positionne comme un territoire pilote de la réindustrialisation bas carbone à l'échelle nationale et européenne.

Repères sur l'industrie des Bouches-du-Rhône

Située en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, l'industrie des Bouches-du-Rhône s'organise autour de sa préfecture, Marseille, et de ses sous-préfectures (Aix-en-Provence, Arles, Istres), au contact des territoires voisins (Vaucluse, Var, Gard). Ce positionnement façonne ses bassins d'emploi, ses réseaux de sous-traitance et ses flux logistiques, et explique la répartition de ses sites de production sur l'ensemble du territoire.

Questions fréquentes

Quelles sont les principales filières industrielles des Bouches-du-Rhône ? Le tissu productif local est notamment porté par : Raffinage et pétrochimie, sidérurgie, aéronautique, microélectronique, agroalimentaire, logistique portuaire. Où consulter les entreprises du territoire ? La liste des entreprises industrielles des Bouches-du-Rhône référencées dans l'annuaire figure en haut de cette page ; chaque fiche précise l'identité de la société, sa localisation et son activité, à partir des données publiques de l'INSEE (base SIRENE). Vous dirigez une entreprise industrielle des Bouches-du-Rhône qui n'apparaît pas encore ? Vous pouvez demander son référencement afin de gagner en visibilité auprès des acheteurs, des donneurs d'ordre, des partenaires et des candidats à l'embauche du territoire.